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ARMORIAL
DU PREMIER EMPIRE
Par Philippe
LAMARQUE
Index armorum : Michel POPOFF
Iconographie : Gregor JAKUBOWSKI BARTHEL de WEYDENTHAL

BP 7 - 74 210 DOUSSARD (France)
Téléphone : (33) 04 50 32 91 78
Fax. (33) 04 50 32 91 90
www.editions-du-gui.fr
Les
hommes qui ont fait lEmpire
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Napoléon eut la
volonté de reconstituer une élite afin de reconnaître
les mérites et la valeur de ces hommes qui ont fait lEmpire.
LArmorial du Premier Empire sinscrit dans
la suite logique de la création des statuts du 1er mars
1808, qui règlent lattribution des titres et des
majorats. Cette reconnaissance affichée est aussi la conséquence
de lévolution de la société. Les créateurs
de ces armoiries, tout en respectant les règles héraldiques
du blasonnement, ont laissé libre cours à leur
créativité, nourrie par lépopée
napoléonienne.
Ce livre est extraordinaire tant par son importance que par son
esthétique et par la richesse incroyable de sa composition,
avec des dessins où la symbolique foisonne.
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Outre le fait que ce soit un ouvrage
très conséquent et que lhéraldique
napoléonienne constitue un incroyable florilège
de meubles héraldiques où lintérêt
esthétique na dégal que la valeur symbolique,
son importance est manifeste pour les raisons suivantes :
a) Cet armorial est pour la première fois publié
dans son intégralité (Lettres Patentes, Décrets
et Gentilshommes étrangers ralliés à lEmpire).
Pour ce faire, 600 blasons ont été réalisés
en infographies par Gregor Jakubowski-Barthel de Weydenthal,
artiste héraldiste.
Ce livre unique qui est un ouvrage de fond de bibliothèque
sadresse à un large public (Historiens, amateurs
napoléoniens, généalogistes, héraldistes
).
b) Il représente une somme qui na jamais été
réalisée auparavant, en traitant : Des aspects
juridiques et institutionnels des armoiries, du blason et de
ses signes (comprenant, pour ceux qui ne connaissent pas lhéraldique,
un lexique des meubles en images et de leur définition
symbolique), des évolutions de lAncien Régime
au Premier Empire, de la symbolique héraldique, etc.
c) Les notices sont placées à côté
des armoiries, ce qui facilite grandement la lecture
d) Lindex armorum de cet
armorial ainsi complété a été réalisé
par Michel Popoff, ce qui facilitera la recherche pour les collectionneurs,
généalogistes et autres amateurs.
Lauteur, Philippe
Lamarque :
Philippe Lamarque est né en 1958 et est titulaire de deux
doctorats, lun de droit et lautre dhistoire
et de philologie. Auteur de plus de vingt livres dont plus de
la moitié ont été lauréats de prestigieux
prix littéraires et scientifi ques ; il a publié
plusieurs armoriaux. Ses différents travaux lont
conduit à sintéresser à la science
héraldique au XIXe siècle ; Ils font de lui le
spécialiste incontesté de cette période.
Ses recherches actuelles portent sur larmorial de la Chambre
haute, cest-à-dire de la chambre des pairs de France
et le sénat conservateur de 1808 à 1870.
Un ouvrage
de collection numéroté
de très grand format (25 x 32 cm), comprenant 640 pages
en couleurs sur papier couché satiné.
Reliure pleine toile sous jaquette ou reliure pleine peau sous
coffret relieur.
4 100 Armoiries au total, soit la totalité des
armoiries décernées sous lEmpire.
700 exemplaires numérotés plus 50 exemplaires
tête de série, reliés pleine peau sous coffret
relieur pour les bibliophiles.
Version pleine toile sous jaquette : 350 TTC (frais de
port inclus).
Table
des matières simplifiée :
Introduction, histoire juridique et institutionnelle des armoiries,
le blason et ses signes, de lAncien Régime au Premier
Empire, sur la piste de quelques armoiries, la symbolique héraldique,
les sources, la bibliographie.
Le corpus héraldique.
Les 3 500 armoiries issues des Lettres Patentes,
Les 436 armoiries issues des Décrets,
Les 151 armoiries, concernant Les Gentilshommes étrangers.
Index armorum comportant près de 3000 entrées.
Index nominum comportant près de 5000 entrées.
Cet ouvrage imposant édité à 750 exemplaires
numérotés seulement, est un livre rare.
Il a déjà été largement réservé
par les férus dhistoire napoléonienne, dhéraldique,
de généalogie, sans oublier les familles descendantes
et les bibliophiles. Compte tenu de sa richesse étonnante
(textes et iconographie), de sa taille et du faible tirage réalisé,
il est proposé à un prix que les connaisseurs apprécieront.
Une brochure comprenant la traduction
des principaux textes en anglais sera disponible sans supplément
de prix pour les anglophones et pour ceux qui en feront la demande.
Distribué chez léditeur, sur Internet ou
dans le réseau des libraires sur commande.
Disponible
fin février 2008.
Aperçu
de la page 79
..................................................................................Les meubles
de petite taille :
une intuition géniale
de Cambacérès.
Les commentaires portés dans le
passé sur les déséquilibres de proportions
dans larmorial de lEmpire se sont principalement
concentrés sur les meubles, jugés trop nombreux
et minuscules, voire de simples chiffres (1). La critique a cru
faire oeuvre détude comparative en invoquant un
âge dor éteint, dont les effets bénéfiques
se seraient étendus jusque dans les travaux dHozier
jusquà la révolution. Poussant plus loin
les accents nostalgiques, ces historiens, que nous serions tentés
de qualifier dantiquaires au sens que lui donna le XIXe
siècle, ne manquent ni de pertinence ni de charme. Il
faut attendre le XXe siècle pour que les esprits chagrins
endossent les hardes de leurs anciens et osent globalement et
sans nuance, qualifier le siècle précédent
de période crépusculaire pour lhéraldique
(2). Quils méconnaissent les créations de
la Restauration, du régime de juillet et du Second Empire,
soit ; quils dédaignent les passionnantes solutions
trouvées par les successeurs du Conseil du Sceau des titres,
passe encore ; mais quils ne fassent aucun rapport entre
les dernières trouvailles de larchéologie
de la Völkerwanderung et lart héraldique, voilà
qui chez ces chercheurs versaillais confine à la cécité.
Certes, laudience du défunt docteur Ottfried Neubecker
auprès du public francophone était limitée
à quelques trop rares conférences et son livre
pour le grand public néophyte (3), injustement décrié
par ceux qui nont pas su y puiser les nuances dune
sensibilité dEurope centrale. Il avait pourtant
donné des clés susceptibles de mieux saisir la
portée des meubles de petite taille.
Aperçu
de la page 21
.........................................................................Sous
le signe de l'Aigle :
Les créations
antérieures à 1808, dans la famille impériale
y compris Lucien.
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Napoléon Ier.
Empereur des Français, roi dItalie,
protecteur de la confédération du Rhin et médiateur
de la Confédération suisse.
Dazur à laigle impériale dor,
empiétant un foudre du même.
La couronne, fermée et sommée dun globe surmonté
dune croix recroisetée, utilise les aigles comme
arceaux, intercalés entre des plumes stylisées.
Le
sceptre et la main de justice reproduisent les honneurs de Charlemagne
utilisés pendant le sacre. Le grand collier de lOrdre
de la Légion dhonneur entoure
lécu. Le manteau de gueules, doublé dhermines
au naturel, semé dabeilles dor et frangé
de même, porte un galon de sarments et de grappes. Les
deux
angles visibles du manteau montrent deux étoiles pentagrammiques
dor.
Sa Majesté limpératrice reine Joséphine.
Dazur à laigle impériale
dor, les ailes étendues, empiétant un foudre
du même. Au manteau de gueules, semé dabeilles
dor, frangé dor, doublé
dhermines, à la couronne impériale sommée
dun globe surmonté dune croix recroisetée
Marie-Louise
Archiduchesse dAutriche, impératrice des Français
et reine dItalie.
Accolé de France et dAutriche
qui est parti de deux traits au 1er dor au lion de gueules
; au 2e, de gueules à la fasce dargent ; au 3e,
dor à la bande de gueules
chargée de trois alérions dargent (1). Au
manteau de gueules, semé dabeilles dor, frangé
dor, doublé dhermines, à la couronne
impériale sommée dun globe surmonté
dune croix recroisetée
(1) in Simon 1812. |
Aperçu
de la page 141
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Abbadie-Coulac
Jean Abbadie-Coulac, dit Labadie-Coulac, chevalier de lEmpire
par lettres patentes du 12 novembre 1809. Dazur à
une cuirasse dor frangée de gueules, chargée
dune épée haute en pal dargent, accompagnée
en chef de deux molettes du même ; à la bordure
de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires.
Lillustration montre des molettes dargent.
Abbé
Jean Nicolas Abbé, baron de lEmpire par lettres
patentes du 30 octobre 1810.
Écartelé : au 1er, dor à la tête
de maure de sable, tortillée dargent ; au 2e, des
barons militaires ; au 3e, de gueules, au château fl anqué
de deux tours dargent ; au 4e, dargent à la
licorne furieuse de sable.
Aberjoux
Jean-Marie Aberjoux,
chevalier de lEmpire par lettres patentes du 23 février
1811.
Dazur à la bande de gueules, chargée du signe
des chevaliers légionnaires, accompagnée en chef
dun bouclier et en pointe dun lion tenant de la patte
dextre une épée, le tout dor.
Abert
Pierre-Sulpice Abert,
baron de lEmpire par lettres patentes du 29 août
1810.
Coupé : au 1er parti, dor à trois fers de
cheval de sable, cloutés du champ et des barons militaires
; au 2e, dazur au cheval galopant dargent, bridé
de sable, sellé et caparaçonné dazur,
soutenu de sinople.
Aberjoux
Jean-Marie Aberjoux,
chevalier de lEmpire par lettres patentes du 23 février
1811.
Dazur à la bande de gueules, chargée du signe
des chevaliers légionnaires, accompagnée en chef
dun bouclier et en pointe dun lion tenant de la patte
dextre une épée, le tout dor. |
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Aboville (d)
Augustin-Marie dAboville, baron de lEmpire par lettres
patentes du 5 octobre 1808.
De pourpre au château flanqué de deux tours crénelées
dor, maçonnées, ouvertes et ajourées
de sable, la tour à dextre surmontée dun
mat du premier portant un pavillon de sinople, chargé
des lettres N.L.G. dor au franc-quartier des barons militaires.
Abrial
André-Joseph
Abrial, comte de lEmpire par lettres patentes du 5 octobre
1808. Coupé de gueules au soleil dor dardant
de senestre et dargent à larbre de sinople
terrassé de même ; au franc-quartier des comtes
sénateurs. Pair de France doté du règlement
: Dargent au chêne terrassé de sinople
; au chef dazur, chargé dun soleil dor.
Absolut
de La Gastine
François-Charles
Absolut de La Gastine, baron de lEmpire par lettres patentes
du 24 juin 1808.
Coupé : au 1er, dor chargé à dextre
dun canton dazur à une tour dor, ouverte
et maçonnées de sable, et à
senestre au franc-quartier des barons militaires ; au 2e, de
gueules à une croix pattée dor accompagnée
en chef de deux molettes dargent et en pointe dun
croissant de même.
Adet
Pierre-Ange Adet,
chevalier de lEmpire par lettres patentes de mai 1808.
Tiercé en pal : dazur à trois roses dargent,
deux et une ; de gueules au signe des chevaliers légionnaires
; et dargent à trois molettes de sable deux et une.
Agar
de Mercuez de Mosbourg
Jean-Antoine-Michel Agar de Mercuez de Mosbourg, comte de lEmpire
par lettres patentes du 13 février 1813.
Écartelé : au 1er, de comte ministre attaché
aux puissances confédérées ; au 2e, dazur
à une étoile à huit pointes dor ;
au 3e, dazur à une sirène dargent ;
au 4e, dazur au lion rampant dargent.
Sous la Restauration : Tiercé en fasce ; de gueules à
la croix tréflée dor ; accostée de
deux molettes du
même ; dor au lion de sable ; et de sinople à
la sirène dargent. |
Aperçu
de la page 115


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Or
«Ceux qui portent de lor dans leurs armes sont
les plus obligés de défendre le bien, lhonneur
et la querelle de leurs princes, et de combattre pour eux et
leur patrie jusquà la dernière goutte de
leur sang, qui sert bien souvent de couleur pour leur peindre
des armes glorieuses, qui dureront jusquà la fin
du monde» (1).
De tous les métaux et émaux utilisés en
héraldique, lor a toujours eu la préséance,
du fait de ses liens avec lalchimie et les autres sciences
traditionnelles qui ont été transmises à
la civilisation de lAntiquité tardive et du haut
Moyen Âge par hermétisme alexandrin. Dans
le blason, lor est lemblème de lamour,
de la constance et de la sagesse (2). Lor enfin est lié
à la prééminence du bleu, lémail
dazur, pendant la période napoléonienne.
(1) Vulson
de La Colombière, op.cit., p.25.
(2) Portal (Frédéric), op.cit, p.88.
Orle
Pièce honorable déterminée par deux traits
parallèles au bord de lécu. Elle ressemble
aux soutaches dépaulette. Ceux qui portèrent
la «guenille à Choiseul» gardèrent
probablement une certaine nostalgie de leur jeunesse lorsquils
servaient en qualité dofficier subalterne.
Ours
Le roi Arthur porte un nom lié à celui de lours
arth (1). Si la mode des montreurs dours a quelque peu
dévalorisé limage de cet animal auprès
dun vain peuple aux prétentions de demi-savants,
lEurope centrale au contraire a conservé et illustré
une image plus proche du génotype héraldique pur
de cette image du pôle. La fonction polaire de lours
saute véritablement aux yeux de quiconque prend la peine
de lever les yeux vers la plus brillante des
constellations. Deux capitales européennes, Berne et Berlin,
se sentent parfaitement honorées
darborer lours sur leurs armes. Si lItalie
du nord peut être à de nombreux égards considérée
comme
un pays de civilisation dEurope centrale, lours héraldique
y détient sa part. Est-ce un hasard si un personnage de
la Colomba de Mérimée est prénommé
Orso ? La présence de lours dans lhéraldique
napoléonienne est aussi probablement liée à
la symbolique de la coiffure, sachant que cet
animal orne souvent le chef de lécu. Voir la notice
sur le bonnet doursin.
(1) Guénon
(René), op.cit., p182.
Pairle
Les grandes armes de Naples montrent la tête dHermès
dans trois jambes en pairle. Seule la science du blason peut
oser employer un meuble
aussi parlant afin dévoquer la figure dHermès
Trismégiste (1) au milieu dun tenant en triskèle.
(1) Seznec
( Jean), op.cit..
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Pal
Pièce honorable verticale occupant le milieu de lécu.
De gueules, il porte souvent le signe de chevalier légionnaire.
Papelonné
Couvert
décailles. Létymologie incertaine en
vieux français tendrait à le rapprocher du papillon.
Papillon
Il représente
le chevalier qui se brûle à la flamme de la guerre
sainte avant de revêtir la robe paradisiaque, il passe
par une suite de métamorphoses manifestant les différents
états de la réalisation spirituelle.
Peintres
David
et Vien saffranchissent du blasonnement et préfèrent
évoquer librement leur art dans un encadrement de toile
en forme décu. Il faut tout le talent de ces deux
maîtres pour éviter les lourdes compositions vaniteuses
qui envahissent notre quotidien : « Rien ne fonde certaines
règles demeurées idéales et désincarnées,
purs produits de rêveries apocryphes. Les systématisations
successives, et bien souvent contradictoires, nont fait
quaugmenter jusquà rendre incompréhensibles,
lillisibilité finale que porte toute transformation
en glose dun langage symbolique originel. Là comme
ailleurs, la multiplication des règles a détruit
ou détourné les lois. Lesthétique,
évidemment, suit le même cours » (1).
(1)Montaigu
(Henri), Vulson de La Colombière, préface.
Pélican
La très
grande ancienneté du pélican en qualité
de meuble héraldique ne saurait se réduire à
la période napoléonienne. Toutefois, lusage
abondant qui en est fait oriente linterprétation
de ce symbole dans une application que le meuble traditionnel
possède en substance, mais dont la période allant
de 1808 à 1814 développe étonnement quelques
aspects.
Le pélican est systématiquement représenté
avec sa piété, reproduisant exactement le célèbre
bijou de lécossisme (1). Curieusement, le dernier
avatar du pélican napoléonien sincarne dans
la célèbre
.../... |

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