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LA BATAILLE DE WATERLOO
18 juin 1815
récit de Roger Peyre
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Trois semaines après le débarquement de Napoléon en Provence, le 13 mars, parut une déclaration collective des souverains réunis à Vienne. Les alliés déclaraient ouvertement la guerre à l'Empereur restauré :

"En rompant la convention qui l'avait mis en possession de l'île d'Elbe, disaient-ils, Bonaparte a détruit le seul titre légal auquel son existence se trouvait attachée. Les puissances déclarent que, comme ennemi et perturbateur de la paix du monde, il s'est livré à la vindicte publique."

C'étaient les mêmes protestations que les Bourbons faisaient entendre. Mais les alliés étaient en armes et ils n'attendaient que la concentration de leurs troupes pour pénétrer encore une fois sur le sol français. En effet, le 31 mars, une convention militaire décrétait la mise en campagne de 800.000 hommes formant trois armées : l'une, sous Schwartzenberg, devait opérer sur le haut Rhin : c'étaient les Autrichiens et les Allemands; une seconde, composée d'Anglais, de Prussiens et de Hollandais, sous Wellington et Blucher , devait opérer dans les Pays- Bas; enfin, une réserve de 200.000 Russes commandés par Alexandre devait appuyer les deux corps précédents. Les passions des peuples étrangers étaient excitées au plus haut point : les Prussiens ne parlaient de rien moins que de partager la France et de confisquer les biens nationaux pour payer les frais de la guerre.

Napoléon fut donc obligé, dès son arrivée aux Tuileries, de préparer une nouvelle campagne; il le fit en grand secret et le plus tard possible pour ne pas effrayer les esprits. Cependant il put, à l'aide de diverses mesures où il appliqua une dernière fois sa prodigieuse habileté d'organisateur, compter dans quelques mois sur 400.000 hommes. Il ordonna de travailler aux places; Paris fut défendu au nord par des fortifications; au sud, les ouvriers entreprirent de terminer les travaux déjà commencés. Grâce à l'habileté du baron Louis et de Mollien, il put immédiatement disposer de sommes considérables et les armements se firent très rapidement: au milieu de juin, il avait 124.000 hommes à l'armée du Nord, dispersés sur une ligne qui s'étendait de Lille à Mézières.

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Napoléon pouvait choisir entre deux plans: ou bien laisser les alliés entrer en France et se défendre entre la Seine et la Marne, ce qui permettait de rallier les troupes des frontières et celles qui s'armaient encore en ce moment; ou bien prendre l'offensive et tomber avec une partie seulement de son effectif sur l'armée la plus rapprochée, la vaincre et, grâce au prestige d'une victoire gagnée, accabler les coalisés sur le Rhin. Ce dernier plan, qui avait en somme le plus de chances de succès, fut celui que Napoléon choisit. Le 14 juin, il était sur la frontière de Belgique, au milieu de ses troupes qui, par un prodige d'habileté, s'étaient concentrées sur la Sambre sans éveiller les soupçons des Anglais ou des Prussiens: on voit, dès le début de cette campagne de quatre jours, briller le génie de Napoléon, qui n'a jamais été plus fécond en ressources.

 
Wellington (1769 - 1852)
Commandant en chef de l'armée anglaise
et en 1815 généralissimedes armées alliées
contre Napoléon
 


Blucher (1742 - 1819)
Général en chef de l'armée prussienne

.

Wellington se tenait sur l'Escaut, avec son quartier général à Bruxelles, sa base sur la mer; Blucher sur la Meuse, avec son quartier général à Namur et sa base d'opération sur le Rhin. L'Empereur résolut de séparer les deux armées ennemies et de battre séparément d'abord Blucher, pour se jeter ensuite sur Wellington. Tenant compte du caractère des deux généraux et des qualités de leurs soldats, il espérait que Blucher serait beaucoup moins promptement secouru par Wellington que Wellington ne le serait par Blucher. Tandis que nos troupes se concentraient sur la frontière entre Philippeville et Solre-sur-Sambre, en venant par colonnes séparées de Metz, Paris, Mézières, Laon, les garnisons de nos places du nord, de Dunkerque à Maubeuge, faisaient des démonstrations qui laissaient croire à Wellington que Napoléon déboucherait de Mons sur Bruxelles.

 

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Napoléon à Mont-Saint-Jean
par Steuben
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