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Suites de l'affaire du masque mortuaire de l'Empereur Napoléon

 


la suite de notre enquête dénonçant l'authenticité du masque mortuaire officiel de l'Empereur Napoléon, et dont les résultats ont été publiés sur Napoleon1er.com en juin 2001, vous avez été nombreux à écrire à la Direction des musées de France et au directeur du musée de l'Armée. L'un d'entre vous, tout en souhaitant préserver son anonymat, vient de m'adresser la réponse qui lui a été faite par le Lieutenant-colonel Chaduc, conservateur à l'Hôtel national des Invalides.

Cette lettre reflétant la position officielle du Musée de l'Armée dans cette affaire, je me fais donc un devoir de la publier ci-dessous dans son intégralité. La photocopie de ce document est également visible
ICI


Musée de l'Armée
Art et Histoire
Département 1789-1871

N174/MA/GJC/LW

 

Paris, le 04 avril 2002

Monsieur,

En réponse à votre lettre se rapportant au masque mortuaire de Napoléon, voici quelques éléments de réponse. L'histoire des masques mortuaires de Napoléon 1er est une affaire complexe, qui a fait couler beaucoup d'encre.

Depuis la mort de Napoléon le 5 mai 1821, il a existé de très nombreux masques mortuaires dont les plus authentiques sont les masques dits "héléniens" (c'est-à-dire moulés à Sainte-Hélène). Viennent ensuite certains véritables moulages exécutés plus tard en Europe, qui sont très rares, enfin une quantité de masques apocryphes de toute nature.

L'exécution du masque, ou plus exactement la prise de l'empreinte, est effectuée le 7 mai par le docteur Burton (chirurgien du 66e régiment britannique) assisté du docteur Antommarchi (médecin de Napoléon) avec un plâtre de mauvaise qualité provenant de l'île. L'empreinte est prise en trois parties : une partie centrale dite faciale allant du milieu du front à la partie inférieure de la bouche, une deuxième partie englobant le menton, le cou et les faces latérales de la tête, et enfin une troisième partie comprenant le haut du front et la partie crânienne supérieure et antérieure.

Le 8 mai, lorsque Burton veut entreprendre un premier moulage de l'empreinte, la partie centrale a disparu. En fait, elle avait été volée par madame Bertrand (femme du général Bertrand, compagnon d'exil de Napoléon) en vue de la remettre à Antommarchi. Finalement, Burton quitte l'île rapidement avec les deux parties restantes. Antommarchi, resté à Sainte-Hélène, entreprend alors de reconstituer Ie premier moulage du masque mortuaire de Napoléon avec la seule partie faciale. Pour reconstituer les parties manquantes, Antommarchi utilise les services d'un certain Rubidge, jeune artiste anglais de passage, qui avait réalisé des croquis de Napoléon sur son lit de mort. Voilà donc
l'origine probable du masque du type Antommarchi à partir duquel d'autres moulages sont effectués à Sainte-Hélène même, avant le retour d'Antommarchi en Europe. Quatre masques "héléniens" sont connus :

* le masque dit "Burghersh" (voir photocopie n° 1) qui est I'exemplaire exposé au musée de l'Armée. Ce masque apparut lors de la succession de madame Rose Weigall, fille de lord Burghersh. Sous le socle du masque se trouvait un manuscrit en anglais: "Ce moulage de la tête de Napoléon fut pris à Sainte-Hélène, après son décès par le docteur Antommarchi, le médecin italien qui lui était attaché, et expédié par ses soins (par le canal des autorités anglaises) à Iord Burghersh alors ministre britannique à florence pour l'usage du sculpteur Canova. Celui-ci le lui restitua ensuite et Antommarchi l'offrit à Iord Burghesch ".

Par la suite. ce masque fut acheté par le baron de Veauce. Il présente sur sa surface de nombreux raccords, extérieurs à la partie faciale. Il est donc permis de penser que le bloc de la partie centrale correspond à l'empreinte prise le 7 mai c'est-à-dire au bloc remis par madame Bertrand. Ce bloc englobe l'oreille gauche et le haut du menton. Le masque Burghersh apparaît comme un composite de moulage et de modelage, mais ce travail a-t-il été effectué à Ste-Hélène ou à Londres ? Le baron de Veauce penche pour la version hélènienne, car deux autres épreuves du même modèle existent mais sans raccord et sans fêlure, faites avec un plâtre de meilleur qualité.

*Le masque d'Exeter appartenant à la municipalité d'Exeter. Il aurait été rapporté de Sainte Hélène par le docteur Arnott à qui Antommarchi l'avait donné.

*Le masque Sankey en dépôt à la Maison française de l'Université d'Oxford. Il appartient à monsieur Sankey descendant du révérend Richard Boys, aumônier à Sainte Hélène.

*Le masque Boys, dont l'origine est identique au précédent.

Il existe également des surmoulages du masque Burghersh effectués par Antommarchi à son retour en Europe. C'est le cas du masque "Bertrand" (voir photocopie n°2) appartenant au prince Napoléon, probablement réalisé en 1821 et du masque exposé au musée de la Malmaison, qui lui daterait plutôt de 1822. Pour terminer sur les masques de provenance hélénienne, il faut mentionner les masques Gilley (voir photocopie n°3) qui seraient des essais d'Antommarchi antérieurs au type classique. Ces masques du type "Antommarchi" furent rapidement contestés entre autres à cause de leur manque de ressemblance avec l'effigie de l'empereur à la fin de sa vie. Dès lors, d'autres masques apparurent, parmi Ies principaux faux masques, il y a lieu de retenir les types suivants :

*Le masque du type Amott : On connaît trois exemplaires du type Arnott, il aurait été fait à partir d'une empreinte en cire prise clandestinement (à l'insu des membres de la suite de Napoléon) par le docteur Amott dans la nuit du 5 au 6 mai. Il ne ressemble en rien au type Antommarchi.

*Le masque du comte Pasolini : il proviendrait d'un surmoulage réalisé clandestinement à Sainte-Hélène par des fidèles serviteurs de l'empereur.

*Le masque du Royal United Service Museum de Londres (photocopie n°4) provient d'un imposteur qui se faisait appeler "prince" Louis Charles de Bourbon. Ce masque est de provenance totalement inconnue, il présente un personnage joufflu et édenté ressemblant en rien à Napoléon en 1821.

*Le masque du musée de Baden (photocopie n°5) prétendument offert par Antommarchi à l'ex. impératrice Marie-Louise, remariée au comte de Niepperg (sic) aurait servi de jouet à leurs enfants. Il est ensuite intercepté par le docteur Rollett puis déposé par son fils au musée de Baden. Ce plâtre n'évoque en rien un mort et semble plutôt avoir été moulé sur un sujet en pleine santé d'une quarantaine d'années.

A l'étude des différents masques, le masque de type Antommarchi apparaît bien comme le plus authentique même s'il présente quelques anomalies. On lui reproche son manque de ressemblance, mais il ne faut pas oublier que tous les témoignages des assistants s'accordent à dire que l'empereur était comme rajeuni dans la mort.
D'ailleurs, dans un premier temps Antommarchi se refusa à prendre l'empreinte de Napoléon le jugeant trop peu ressemblant. [ Antommarchi n'a jamais avancé un argument aussi ridicule ! ] Ce n'est qu'une fois que Burton se décida qu'il l'assista de peur d'être écarté du projet. D'autre part, il ne faut pas oublier que le masque réalisé par Antommarchi n'est le résultat d'un moulage que pour la partie centrale, le reste est issu d'un modelage.

En définitive, l'histoire du masque mortuaire de Napoléon et des diverses répliques réalisées est tellement complexe et controversée, qu'
actuellement il est impossible de réunir des preuves indiscutables d'authenticité, sauf à établir avec certitude l'histoire de la pièce en question. L'exemplaire exposé au musée de l'Armée a une histoire sans éclipse à partir du moule effectué par le médecin corse.

Restant à votre entière disposition pour tout renseignement, je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression des mes sentiments distingués.


Lieutenant-colonel Chaduc
Conservateur

 

Enfin, les langues se délient ! Tout du moins celle du lieutenant-colonel Chaduc, conservateur au Musée de l'Armée. De son aveu : actuellement il est impossible de réunir des preuves indiscutables d'authenticité, sauf à établir avec certitude l'histoire de la pièce en question. Voila qui a le mérite d'être clair ! Je note toutefois dans sa réponse, que pour justifier l'exposition du masque mortuaire Antommarchi-Burgersh aux Invalides, le lieutenant-colonel Chaduc s'appuie essentiellement sur les affirmations du baron de Veauce qui en fit l'acquisition le 15 mars 1951 et qui, jusqu'à sa revente à la Fondation Napoléon en 1989, n'a eu de cesse à grands renforts d'écrits et d'hypothèses totalement gratuites, de valoriser son achat visant à faire de ce masque la résultante de la seule et unique empreinte véritable réalisée par le Docteur François Antommarchi au sur-lendemain de la mort de l'Empereur Napoléon à Sainte-Hélène, soit le 7 mai 1821. Ceci dans le seul but de dénier toute authenticité aux nombreux autres masques mortuaires existants ou en les réléguant tout simplement au rang de copies. Ce masque fut acheté lors d'une vente aux enchères qui eut lieu chez Sir Archibald Weigall, à Ascot, et aurait appartenu jadis, à Lord Burghersh, ministre à Florence.

Le baron de Veauce, reconnaissant que ce masque "Burghersh" est totalement inconnu des historiens, va s'efforcer aussitôt de lui fabriquer une légitimité. L'aspect le plus positif de sa démarche demeure en un inventaire rigoureux des masques mortuaires napoléoniens encombrant la planète. Il lui fallait avant tout rassembler pour mieux écarter. En août 1953, il propose au Musée de l'Armée de lui confier son masque dans le cadre de la prochaine exposition : "Napoléon à Sainte-Hélène." Le conservateur de l'époque, peu regardant, est convaincu par l'historique du masque qui lui est présenté par le baron de Veauce. Il l'est d'autant plus que seul le musée du château de Malmaison présente un masque mortuaire de Napoléon au public. Le tombeau de l'Empereur se trouvant à l'Hôtel des Invalides, quoi de plus logique que l'on y tînt exposé SON masque mortuaire. La première étape est franchie avec succès. Il y eut toutefois quelques protestations. Dans le Figaro du 6 novembre 1953, on pouvait lire : "Le seul masque mortuaire original de Napoléon se trouve à Malmaison". Dès lors, le baron de Veauce allait tout mettre en oeuvre pour défendre sa relique.

En 1957, il publie sa première étude des masques napoléoniens sous le titre : L'affaire du masque de Napoléon (à compte d'auteur chez Bosc, imprimeur à Lyon). Toujours chez le même imprimeur lyonnais, il publie l'année suivante : Napoléon post mortem, afin de répondre aux doutes soulevés par sa première publication. Mais depuis 1953, le masque est resté exposé aux Invalides, s'arrogeant de fait, la légitimité tant espérée par son propriétaire. En 1971, l'opportunité du 150ème anniversaire de la mort de Napoléon sera l'occasion pour le baron de publier un nouvel ouvrage intitulé : Les masques mortuaires de Napoléon, (Paris 1971, La Pensée universelle). Voici ce qu'il ose écrire en toute innocence à la page 73 :

Dans la vitrine du Musée de l'Armée des Invalides où le masque Burghersh est exposé, on peut lire une notice qui commence par ce préambule :

Masque mortuaire de Napoléon 1er
Ce masque, ou "buste", a été réalisé à Sainte-Hélène par Francesco Antommarchi, chirurgien de l'Empereur, en partant du moulage exécuté par lui-même et par le médecin militaire Francis Burton, de l'Armée britannique, le 7 mai 1821...



C'est lui-même qui l'a présenté comme tel en 1953, et près de 20 années plus tard, il s'appuie sur ses arguments antérieurs pour présenter à ses lecteurs cette notice comme étant le meilleur certificat d'authenticité. Notre baron ne recule devant aucune habileté pour convaincre. Plus loin, il enfonce le clou : La notice ci-dessus nous apprend encore que ce masque, ou "buste", "a été réalisé à Sainte-Hélène".

En 1988, le baron fit savoir au général Boisseau, alors directeur du Musée de l'Armée, qu'il souhaitait mettre à la vente la «précieuse» relique. Son budget ne lui permettant pas de financer cette acquisition, le Musée de l'Armée allait-il perdre l'une des pièces les plus «émouvantes» confiées à sa garde ? Le général Boisseau se tourna alors vers la toute jeune Fondation Napoléon (créée en novembre 1987) afin qu'une solution soit trouvée.

Le 28 septembre 1989, une réunion fut organisée au musée de l'Armée, et devant une cinquantaine de personnalités, le baron Gourgaud, président de la Fondation Napoléon, prit la parole pour annoncer que la Fondation s'était portée acquéreur du masque mortuaire et en faisait don au musée de l'Armée. La somme de deux millions et demi de francs aurait été évoquée. Rappelant que pour mener à bien cette opéation, il ne fallut pas moins de quinze mois, le baron Gourgaud ajouta :
«Je dois dire que, là aussi, tout se passa pour le mieux car le seul écueil que nous aurions pu rencontrer aurait pu être un doute sur l'authenticité de ce masque, or il n'y en a aucun, il est authentique.» Revue du Souvenir Napoléonien N n° 368-1989

Quelle assurance !

Lors de cette réunion, le général Boisseau remercia la Fondation Napoléon pour son geste généreux et rappela le parcours de ce masque à travers les siècles :
«Exécuté à partir de l'empreinte obtenue le 7 mai quelques heures avant la mise en bière, en collaboration avec l'Anglais Burton, il fut apporté par Antommarchi de Sainte-Hélène à Portsmouth le 3 août 1821, ensuite expédié à Londres, puis à Florence où, après avoir servi de modèle au sculpteur Canova il fut offert par Antommarchi au ministre anglais Lord Burgersh qui l'avait reçu en dépôt. Il est resté la propriété de la famille Burgersh jusqu'à ce qu'il soit mis en vente en 1951 et acquis par le baron de Veauce.»

Le général Boisseau, comme ses prédécesseurs, n'a fait que reprendre le ROMAN du baron de Veauce, que dis-je roman, dépliant publicitaire serait plus adapté ! Car enfin, rien dans les affirmations du baron de Veauce n'est basé sur des documents du temps. Il prétend que le masque fut expédié de Londres à Lord Burgersh pour être remis au sculpteur Canova. AUCUNE PREUVE ! Canova en aurait tiré un buste. AUCUNE PREUVE. Il prétend que Canova aurait rendu ce masque à Antommarchi. AUCUNE PREUVE ! Il prétend qu'Antommarchi l'aurait donné à Lord Burgersh. AUCUNE PREUVE !

La seule chose qui soit sûre, c'est que la famille Burgersh (et elle n'était pas la seule) possédait un masque mortuaire de type Antommarchi. Le fait que l'une des descendantes ait rédigé de façon manuscrite une notice en 1907 expliquant que le masque provenait de Sainte-Hélène pour être remis au sculpteur Canova, n'est pas davantage un gage d'authenticité. A son retour de Sainte-Hélène en 1821, peut-on raisonnablement penser que le Dr Antommarchi soit resté les bras croisés en attendant 1833, année de la 1ère souscription ouverte au public. Ce public pouvant désormais acquérir une copie du masque mortuaire sensé à tort restituer les traits de l'Empereur Napoléon décédé ? La réponse est non ! Antommarchi, dernier médecin de Napoléon à Sainte-Hélène, en sus de ses travaux sur ses Planches Anatomiques qui ne seront éditées qu'entre 1823 et 1826, procèdera à la duplication artisanale du masque dont il ne possède que la partie faciale, les deux autres parties ayant été gardées par le Dr Burton qui fut l'artisan en chef de la prise d'empreinte de la tête de Napoléon le 7 mai 1821. Antommarchi embellira la partie faciale et comblera les parties manquantes de telle sorte que son masque n'aura plus aucun lien de parenté avec le véritable visage du défunt. Avait-il l'assentiment de la mère de l'Empereur pour agir ainsi ? C'est possible. Ce qui est certain, c'est qu'il s'empressa de multiplier les copies et les proposa à tous ceux disposés à l'acheter. Même aux anglais ! En homme avisé, et courant après l'argent, il n'est pas possible de songer un seul instant qu'il ait pu donner à Lord Burgersh, le premier tirage de l'empreinte mortuaire comme le prétend le baron de Veauce. Du reste, le journal parisien «Pandore» dans son édition du 6 novembre 1825 rapporte :
«M. Lawrence, peintre du roi d'Angleterre, chargé, en ce moment, de faire le portrait de S.M Charles X, s'est porté ces jours derniers, en compagnie de plusieurs personnes distinguées et de l'un de nos plus célèbres anatomistes, M. Cuvier, chez M. le Docteur Antonmarchi. Cette visite a eu pour objet principal de voir le masque précieux moulé à Sainte-Hélène, par le docteur lui-même.» Il est évident que le docteur Antommarchi avait gardé pour lui le premier tirage. Celui à partir duquel, ne pouvant plus répondre à la demande, il lancera en 1833 sa souscription nationale, aidé de moyens modernes pour la duplication en série de son masque. Fortune faite, il cédera sa license aux Etablissements Richard et Quesnel et partira l'année suivante s'installer à la Nouvelle Orléans. En 1837, on le retrouvera à Mexico. En janvier 1838, il posera ses bagages une dernière fois à Santiago de Cuba où il décèdera le 3 avril de la même année, des suites de la fièvre jaune.

Aujourd'hui, suite à notre enquête, il est heureux de constater que cette authenticité vole en éclats à la suite du jugement porté par le lieutenant-colonel Chaduc, conservateur au Musée de l'Armée qui reconnaît officiellement,
«qu'actuellement il est impossible de réunir des preuves indiscutables d'authenticité, sauf à établir avec certitude l'histoire de la pièce en question.» Voila un avis qui risque bien de ne pas être apprécié du côté de la Fondation Napoléon qui ne reconnaîtra sans doute jamais avoir été la victime d'un marché de dupe ! Je ne serais d'ailleurs pas étonné que sous la pression, le courageux Lieutenant-colonel revienne sur ses propos.

Pourtant, notre homme pour conclure sa lettre se croit néanmoins autorisé à écrire :
«L'exemplaire exposé au musée de l'Armée a une histoire sans éclipse à partir du moule effectué par le médecin corse.» Nous venons de voir qu'il n'en est RIEN puisque ce masque n'est apparu qu'en 1951, et grâce à son habileté et à ses contacts, le baron de Veauce a obtenu pour cet objet la légitimité après laquelle il a couru tant d'années.

On peut voir sur ce site
l'avis étonnant de Madame Mariani-Ducray, directrice des musées de France, qui pense que combien même ce masque serait faux, il n'en demeure pas moins un objet historique important ! Et qu'au contraire, si un débat existe sur son authenticité, c'est au public de se forger une opinion ! Je suis au regret de vous le dire, Madame, si cet objet est un faux comme nous le soutenons, il ne peut être qualifié d'objet historique important. Il ne doit son importance qu'à l'exorbitant prix payé maladroitement pour son acquisition.

Jean Tulard, membre de l'Institut, professeur à la Sorbonne, qui passe pour être l'un des grands spécialistes de l'épopée napoléonienne, dans une préface accordée au livre du Dr. François Paoli (Le Dr. Antonmarchi ou le secret du masque - Publisud, 1996) n'hésite pas à écrire :
«De plus l'archétype a connu plusieurs épreuves et n'a peut-être pas été unique si l'on en croit le masque Gilley. Les derniers travaux dus à Eugène de Veauce n'ont pas contribué à clarifier le problème.»

Qui aura enfin le courage de l'ôter de la vue du public ? Qui aura enfin le courage de diligenter l'enquête officielle que nous réclamons depuis l'an passé sur la base des éléments rassemblés par nos soins et qui peuvent être consultés sur ce site ? Nous attendons !

A. Martin (Mai 2002)

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