Mortier fait de solides études à
Douai, sert dans les gardes nationales de Dunkerque et du Cateau,
puis est élu capitaine par les volontaires du nord en
septembre 1791. Il est présent à toutes les batailles
importantes du nord : Jemmapes, Hondchoote, Fleurus, au siège
de Maastricht, avant de passer sur le Rhin en 1795, avec le grade
d'adjudant général chef de brigade.
Ayant refusé le grade de général de brigade
à la paix de Campoformio (1797), il ne l'obtient qu'en
février 1799. Sur le champ de bataille de Zurich, Masséna
le fait général de division, le 25 Septembre 1799.
En mai 1803, Bonaparte lui ordonne d' occuper le Hanovre, ce
qu'il fait en un mois, contraignant l' armée ennemie à
la capitulation. Avant de le faire maréchal, Napoléon
le nomme colonel général commandant l'artillerie
et les matelots de la garde consulaire. Durant la campagne de
1805, Mortier commande l' infanterie de la garde.
En 1806, il est chargé d' occuper l'Allemagne du Nord,
avant de rejoindre la Grande Armée et de diriger l'aile
gauche à Friedland. Duc de Trévise en juillet 1808.
Mortier va se battre en Espagne pendant trois ans : Licinena
et pont de l'Arzobispo (8 août 1809), Ocaña (19
novembre), où il est blessé, Fuentes de Cantos
( 15 septembre l810), La Gebora (19 février 1811), etc.
Durant la campagne de Russie, il commande la jeune garde, est
à la Moskova, gouverneur de Moscou, à Krasnoïe,
à la Berezina. Il fait toutes les batailles de la campagne
de 1813 en Saxe.
Durant la campagne de France, c'est à la tête de
la vieille garde qu'il livre les dernières batailles contre
l'envahisseur et défend Paris. Durant les Cent-Jours,
il accompagne le roi jusqu'à Lille, puis se rallie à
Napoléon mais, malade, ne peut se battre à Waterloo.
Disgracié lorsque la cour martiale, dont il fait partie,
se déclare incompétente pour juger Ney, il recouvre
la pairie en 1819, devient ambassadeur en Russie en 1830, ministre
de la Guerre et président du Conseil du 18 novembre 1834
au 12 mars 1835, Il est tué par la machine infernale de
Fieschi lors d' une revue de la garde nationale et enterré
aux Invalides. Le nom de Mortier est inscrit sur l'arc de triomphe
de l'Étoile.