Ce descendant dune famille écossaise
exilée au XVIIème siècle sengage en
1784 dans le régiment dinfanterie irlandaise de
Dillon. Il reste dans larmée au début de
la Révolution. Sa conduite à Jemmapes (6 novembre
1792) lui vaut le grade de colonel. Il est nommé général
de brigade à titre provisoire le 26 août 1793. Il
remplace Souham au commandement de la 1ère division de
lArmée du Nord.
Il est envoyé en Hollande sous les ordres de Pichegru
(1795). Sa conduite le fait nommer général de division.
Envoyé en Italie en avril 1798, sous les ordres de Berthier,
il prend part à linvasion de Rome, dont il est nommé
gouverneur. Il doit faire face à de multiples insurrections
et bientôt à lattaque du roi de Naples. Il
marche contre les insurgés, mène la répression
à Frossinone. Il doit évacuer Rome face à
la menace du général Mack, mais parvient à
reprendre linitiative et à récupérer
la ville. Sopposant au général Championnet, il
démissione le 11 janvier 1799. Il est alors employé
à lArmée de Naples, battu à Trébie
le 19 juin 1799, il doit évacuer lItalie.
Revenu en France, il
appuie Bonaparte lors du coup du 18-Brumaire et commande les
compagnies présentes à Versailles. Il est alors
nommé inspecteur général de linfanterie
(21 janvier 1800). Le Premier Consul lui confie un corps de lArmée
de réserve avec mission de faire diversion dans le Tyrol.
Il franchit les Alpes durant lhiver 1800-1801. En 1801,
il est abassadeur au Danemark.
A son retour, deux ans plus tard, Macdonald se voit écarté
des postes importants pour avoir, en 1804, soutenu Moreau sous
lequel il a servi. En 1807, il est rappelé à lArmée
de Naples. En 1809, lEmpereur lintègre à
larmée du prince Eugène lors de la campagne
dAutriche. Macdonald fait capituler Laybach et participe
activement à la victoire de Raab (14 juin 1809). Il se
joint à la Grande Armée devant Vienne pour le reste
de la campagne. A Wagram, le 6 juillet, il prend la tête
dun corps de réserve qui exécute une charge
décisive. Au soir de la bataille, Napoléon le serre
sur son coeur et sexclame : «Général
Macdonald, oublions le passé, soyons amis ! Je vous fais
Maréchal et Duc, vous lavez bien mérité».
Macdonald, devenu gouverneur de Gratz, sacquitte de cette
mission avec tant dhonneur que la ville veut lui faire
un présent de 200 000 francs à son départ,
don quil refuse. En 1810, il remplace Augereau à
la tête du VIIème corps en Espagne. A Manèse,
il livre la ville aux flammes, pour avoir été reçu
par des feux de mousquets.
Lannée suivante,
il rejoint la Grande Armée, en route pour la Russie. A
la tête du Xème corps, il assure la défense
de Riga. Il demande au corps prussien qui laccompagne de
le suivre dans son repli. Mais le général prussien
signe la convention de Taurengen, faisant défection.
Lors de la campagne dAllemagne, il reçoit le commandement
du XIème corps. Il bat le général York le
29 avril 1813 à Meresbourg. Il est présent à
Lützen (2 mai 1813) et à Bautzen (20-21 mai 1813).
Il est défait le 26 août 1813 à Katzbach.
Lors de la bataille de Leipzig (16-19 octobre 1813), il commande
larrière-garde avec le maréchal Poniatowski.
Il échappe de peu à la mort, en traversant lElster
à la nage. Il combat à Hanau le 30 octobre 1813
lors de la retraite des armées françaises vers
la France. Il est envoyé à Cologne pour reformer
un corps darmée.
Il participe à
la campagne de France, en 1814. Il affronte Blücher et se
distingue à Nangis le 27 février 1814. Il approuve
labdication de Napoléon Ier. Cest lui qui
porte au Tsar Alexandre Ier lacte dabdication. Il
plaide la cause de lex-Empereur. En remerciement, Napoléon
lui offre son sabre égyptien.
Macdonald se rallie ensuite à Louis XVIII. Fait pair de
France le 4 janvier 1815, il est nommé par Louis XVIII
à la tête des troupes chargées de défendre
Paris face à Napoléon. Lorsque Louis XVIII décide
finalement de quitter la capitale, Macdonald laccompagne
jusquà Menin, puis rentre en France. Il naccepte
aucun emploi lors des Cent-Jours. A la seconde Restauration,
il est nommé ministre d'Etat, membre du Conseil privé,
grand- chancelier de la Légion dHonneur. Il meurt
en 1840 dans son château de Beaulieu.