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Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, duc de Raguse, Maréchal (1809).

Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont,
duc de Raguse, Maréchal (1809).
(Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or), 1774 - Venise, 1852)


Le 5 avril 1814, la défection du corps de Marmont ouvre aux Alliés la route de Fontainebleau. De son titre de duc, on tirera le verbe «raguser», pour signifier trahir.


Marmont, de petite noblesse, sort officier d’artillerie de l’école de Châlons en 1792. Bonaparte le remarque au siège de Toulon. Les deux hommes, qui ont reçu une éducation similaire, sympathisent. Bonaparte fait de Marmont un de ses aides de camp en 1796, pour la campagne d’Italie.

En 1798, Marmont l’accompagne en Egypte, où il devient général de brigade après la prise de Malte. Il suit son chef à Paris pour prendre part au 18-Brumaire.

A Marengo, le 14 juin 1800, il mène l’artillerie. En récompense, il est nommé général de division, à 26 ans. Pourtant, il est absent de la liste des maréchaux en mai 1804. Cela ne l’empêche pas de combattre avec ardeur à Ulm (20 octobre 1805). En juillet 1806, il devient gouverneur général de Dalmatie. Marmont agrandit ce duché en y adjoignant Raguse, qu’il prend aux Russes en 1807. En 1809, il commande l’Armée de Dalmatie qui se joint à l’Armée d’Italie sous le commandement du prince Eugène.

Il participe aux batailles en Italie et en Croatie, dont celle de Znaïm les 10 et 11 juillet 1809. Bonaparte lui accorde alors le bâton de maréchal le 12 juillet et le crée duc de Raguse.

Les deux années suivantes, Marmont s’éloigne des champs de batailles pour devenir gouverneur des provinces Illyriennes. Mais, en 1811, il succède à Masséna au commandement de l’Armée du Portugal. Après quelques succès, ses désaccords avec Soult et l’adresse de Wellington conduisent à l’échec de la bataille des Arapiles en 22 juillet 1812.
Marmont est grièvement blessé au bras. En 1813, remis de sa blessure, il prend part à la campagne d’Allemagne. Il commande le VIème corps et participe à la bataille de Lützen (2 mai 1813) et de Bautzen (20 et 21 mai 1813). Pendant la deuxième phase de la campagne, il combat à Dresde (26-27 août 1813). Il est également présent à la bataille de Leipzig.



Pendant la campagne de France, il combat à Brienne et à Champaubert (10 février), à Montmirail (17 février 1814) mais il est battu à Laon (9-10 mars 1814), ce qui lui vaut des reproches de l’Empereur. Il se replie vers Paris avec ses divisions. Il prend part à la défense de Paris mais capitule le 30 mars. Marmont reçoit dans la nuit du 3 au 4 avril un envoyé des Alliés et signe la reddition de ses troupes, qui défendent la route de Fontainebleau où se trouve l’Empereur. Caulaincourt vient le trouver. Ensemble, ils rendent visite au tsar avec la première abdication de l’Empereur. Souham reçoit en son absence un pli de l’Empereur qui les convoque à Fontainebleau. Affolé, il choisit de faire passer tout le corps, qui défendait la route du palais, à l’ennemi plutôt que d’affronter la colère de Napoléon, qu’il suppose au fait de la reddition. Cela décide le tsar à exiger l’abdication sans conditions de l’Empereur.

Napoléon ne pardonnera pas cette défection à son maréchal. Quand il l’apprend, il murmure : «Marmont me porte le dernier coup». Louis XVIII le fait pair de France. Exilé en 1830 avec Charles X, Marmont parcourt l’Europe, avec un passage à Vienne où il devient tuteur du duc de Reichstadt, fils de Napoléon. Marmont, dont le nom est désormais honni des bonapartistes, occupe la fin de sa vie à rédiger des Mémoires où il tente de se justifier.

 


L'avis de Napoléon à Sainte-Hélène

« Il était le plus médiocre des généraux; je l'ai soutenu, défendu contre tous parce que je lui croyais de l'honneur. Élevé dans mon camp, nourri dans ma maison, marié par moi, comblé de faveurs, de richesses, devenu un des hommes les plus marquants de la France, au moins un des plus élevés en dignité, son ambition lui a fait rêver qu'il pouvait s'élever encore ; il a oublié sous quel drapeau il a obtenu tous ses grades, sous quel toit il a passé sa jeunesse; il a oublié qu'il doit tous ses honneurs au prestige de cette cocarde nationale qu'il foule aux pieds pour se parer du signe des traîtres qu'il a combattus pendant vingt-cinq ans !...».

Voilà le sort des souverains: ils font des ingrats !"


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Les maréchaux d'Empire
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