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Jean Lannes
, duc de Montebello,
Maréchal
(1804).
(Lectoure (Gers), 1769 - Vienne, 1809)
En uniforme de sous-Lieutentenant
au 2ème Bataillon du Gers en 1792.
Par Guérin
Musée
National de Versailles et des Trianons
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Lannes, au courage légendaire,
est peut-être le meilleur ami de Napoléon. Ce dernier
excuse ses manières franches, parfois brutales, son manque
déducation. Il dira de lui : «Chez Lannes,
le courage lemportait dabord sur lesprit ;
mais lesprit montait chaque jour pour se mettre en équilibre
; je lavais pris pygmée, je lai perdu géant».
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Ce
fils de garçon décurie abandonne son travail
dapprenti teinturier pour senrôler dans un
bataillon de volontaires en 1792. Son courage le rend vite célèbre.
Ecarté pour des raisons politiques en 1795, alors quil
est déjà chef de brigade, il se ré-engage
lannée suivante pour la campagne dItalie,
comme simple soldat. Il est sous les ordres du général,
Bonaparte, qui le rétablit rapidement au grade de chef
de brigade. Lannes est lun de ceux qui se précipitent
en avant au pont de Lodi (10 mai 1796) pour encourager les soldats
à braver lartillerie ennemie. Le 14 novembre, il
reçoit deux balles à la bataille dArcole.
Le lendemain, apprenant que la lutte se poursuit, il selle son
cheval et se précipite sur le lieu de la bataille, pour
tomber bientôt évanoui après avoir reçu
un coup sur la tête.
Il
est encore à Rivoli (14 janvier 1797) deux mois plus tard,
à peine remis. Bonaparte, qui a remarqué ses exploits,
le cite élogieusement dans son rapport et le nomme général
de brigade. Les deux hommes deviennent amis. Lannes ne pourra
dailleurs pas cesser de tutoyer lEmpereur nouvellement
sacré. Après Rivoli, Lannes prend la ville dImola.
Le pape se décide à conclure un traité.
Bonaparte lui dépêche Lannes. Ce dernier, tandis
quil sentretient aimablement avec le souverain pontife,
rétablit lordre dans les Etats pontificaux, notamment
par larrestation et lexécution de quelques
meneurs.
Par Perrin
Musée
National de Versailles et des Trianons
Cest
ensuite la campagne dEgypte, en 1798. Lannes se distingue
particulièrement au siège de Saint-Jean dAcre
(19 mars au 20 mai) , où il est gravement blessé.
A Aboukir, le 25 juillet 1799, il prend la redoute turque à
la tête de deux bataillons. Nommé général
de division, il rentre en France avec Bonaparte pour prendre
part au coup dEtat du 18-Brumaire. Le Premier Consul lui
confie le commandement de la Garde consulaire. Lors de la seconde
campagne dItalie, à la tête de lavant-garde,
il combat à Montebello (9 juin 1800) et à Marengo
(14 juin 1800). Lors de cette dernière bataille, il contient
lattaque autrichienne durant sept heures.
Il
est fait maréchal le 19 mai 1804. Il commande le Vème
corps lors de la campagne dAutriche de 1805 et laile
gauche à Austerlitz, le 2 décembre. Il participe
à la campagne de Prusse en 1806 et bat le prince Louis
de Prusse à Saalfeld. Présent encore à Iéna
(14 octobre 1806), il y commande le centre de la Grande Armée.
Blessé à Pultusk (26 décembre 1806). Il
reprend le commandement dun corps darmée.
Il commande lavant-garde de la Grande Armée à
Friedland et résiste pendant quatre heures aux assauts
de larmée russe de Benningsen. En 1808, il est en
Espagne où il remporte la bataille de Tudela et dirige
le siège de Saragosse. Il est fait duc de Montebello.
Il reste en Espagne jusquen 1809.
Napoléon
lappelle auprès de lui pour la campagne dAutriche.
Il participe à la manoeuvre de Landshut et prend part
à la bataille dEckmühl (22 avril 1809). Son
corps est présent au siège de Ratisbonne, et il
sempare lui même dune échelle pour escalader
les murs. Un de ses aides de camp parvient à len
empêcher. A Aspern, Lannes savance sur les troupes
de larchiduc Charles pour les scinder en deux. La manuvre
réussit mais les ponts qui font la jonction entre les
deux parties de larmée française sont rompus.
Les hommes de Lannes se retrouvent isolés sous le feu
autrichien. Leur chef est au front quand il reçoit un
boulet de canon. Transporté sur des fusils vers lîle
de Lobau, il est amputé des deux jambes. Pendant six jours,
Lannes agonise. LEmpereur vient recueillir ses dernières
paroles. Le 31 mai 1809, il succombe à Vienne où
il a été transporté. Son corps repose au
Panthéon. Lannes est le premier maréchal dEmpire
mort au combat.
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L'avis
de Napoléon à Sainte-Hélène
«Lannes, le plus brave de tous
les hommes... était assurément un des hommes au
monde sur lesquels je pouvais le plus compter... L'esprit de
Lannes avait grandi au niveau de son courage, il était
devenu un géant».
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Lettre de
Napoléon à la maréchale Lannes
Ebersdorf, 31 mai 1809
A la maréchale Lannes
«Ma Cousine, le maréchal est mort ce matin des blessures
qu'il a reçues sur le champ d'honneur.
Ma peine égale la vôtre. Je perds le général
le plus distingué de mes armées, mon compagnon
d'armes depuis seize ans, celui que je considérais comme
mon meilleur ami. Sa famille et ses enfants auront toujours des
droits particuliers à ma protection. C'est pour vous en
donner l'assurance que j'ai voulu vous écrire cette lettre,
car je sens que rien ne peut alléger la juste douleur
que vous éprouverez.»
______________________
A Joséphine
Schönbrunn, 31 mai 1809
A Joséphine
«La perte du duc de Montebello, qui est mort ce matin,
m'a fort affligé. Ainsi tout finit !
Adieu, mon amie. Si tu peux contribuer à consoler la pauvre
maréchale, fais-le. Tout à toi.»
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Bibliographie
Jean Lannes,
maréchal de France, duc de Montebello
LAFFARGUE (Général A.) Auch, Imp. Bouquet, 1975.
Le maréchal Lannes, un d'Artagnan sous l'empire
WILLETTE L. Coll.Présence de l'histoire - Perrin, 1979.
Lannes, duc de Montebello
ARTIS (Max) Mengès, 1981.
Dictionnaire des Maréchaux du Premier Empire
Jacques Jourquin,Tallandier, Paris, 1986.
Lannes, maréchal d'Empire
Jean-Claude Damamme, Payot, 1987.
Le Maréchal Lannes: favori de Napoléon
Zins, Ronald. Le Temps Traversé, 1994. |
Visitez le site
Internet de l'association "Mémoire du Maréchal
Lannes"
http://www.lannes.org
Les
maréchaux d'Empire

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