Jourdan,
fils dun chirurgien, sengage à 16 ans, en
1778, dans les Armées du roi et combat en Amérique.
A son retour en France, il est réformé pour maladie
et sétablit comme mercier. Quand vient la Révolution,
ses idées libérales et son passé militaire
le font élire Capitaine de Chasseurs. Il gravit les échelons
hiérarchiques et se distingue en Belgique en 1792. Le
30 juillet 1793, il est nommé général de
division et obtient peu après le commandement en chef
de lArmée du Nord.
Le 16 et 17 octobre, il
remporte la bataille de Wattignies. Suspect pour sêtre
opposé aux plans du Comité du Salut Public, il
est destitué mais bientôt rappelé et placé
à la tête de lArmée de la Moselle,
le 9 mars 1794. Après avoir pris Dinant et Charleroi,
il remporte la décisive victoire de Fleurus, le 26 juin
1794, à la tête de différents corps qui prendront
le nom de lArmée de Sambre-et-Meuse.
Il bat les Autrichiens le 4 juin 1796 à Altenkirchen.
En 1796, battu au-delà du Rhin, il est remplacé
par Hoche.
Elu au Conseil des Cinq-Cents en 1797,
il fait voter le 5 mars 1798 la loi sur la conscription qui porte
son nom. En octobre 1798, il prend le commandement de lArmée
du Danube et bat les Autrichiens à Stockach (26 mars 1799).
Mais il est obligé de se replier et est remplacé
par le général Masséna. Il quitte larmée
le 3 avril 1799.
En octobre 1799, il commence par sopposer,
en tant que néo-jacobin et membre du Conseil des Cinq-Cents,
au coup dEtat du 18-Brumaire. Toutefois, il se rallie vite
à Bonaparte. Le Premier Consul, qui désire sentourer
des héros de la Révolution, le nomme le 21 juillet
1800 ambassadeur en Piémont. Il est fait conseiller dEtat
en 1802, puis sénateur et enfin maréchal en 1804.
Mais Napoléon ne lui confie pas de postes importants,
sinon lArmée dItalie en 1805.
Jourdan suit Joseph Bonaparte à Naples, comme gouverneur
de la ville en 1806 puis en Espagne. Il est nommé major-général
de lArmée espagnole. Il participe aux campagnes
dEspagne en 1808 et 1809. Il commande les armées
françaises lors de la bataille de Vitoria (21 juin 1813).
Rentré en France, il demeure dans une demi-disgrâce.
Napoléon le fait néanmoins pair de France durant
les Cent-Jours.
Sous la Restauration, Jourdan se rallie à Louis XVIII
qui lui confère le titre de comte le 1er janvier 1815,
puis à Louis-Philippe, qui le nomme commissaire provisoire
aux Affaires étrangères, enfin gouverneur des Invalides.
Il meurt à Paris en 1833.
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L'avis
de Napoléon à Sainte-Hélène
«Le général Jourdan
était très brave un jour de combat, en face de
l'ennemi et au milieu du feu; mais Il n'avait pas le courage
de tête au milieu du calme de la nuit, à deux heures
du matin. Il ne manquait pas de pénétration, de
facultés intellectuelles, mais il était sans résolution
et imbu des plus faux principes de guerre».
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