Hit-Parade
 


www.napoleon1er.com
 
Page d'accueil - Cliquez !
Vers la page d'accueil.
Forum Chat Livre d'or Ecrire Liens
Nouveau ! Vendez, achetez, 
échangez, gratuitement !



Laurent, marquis de Gouvion-Saint-Cyr,
Maréchal (1812)
(Toul, 1764 - Hyères, 1830)

Laurent, marquis de Gouvion-Saint-Cyr, Maréchal (1812)

Au Bivouac de la bataille de Polotsk le 18 Août 1812
par Horace Vernet (1789-1863)
Musée National de Versailles et des Trianons



Gouvion-Saint-Cyr, dont les qualités militaires sont indéniables - il n’a pas perdu une bataille - se distingue parmi les maréchaux napoléoniens pour sa fermeté et son indépendance de caractère.




ouvion, fils d’un tanneur, n’a que trois ans quand sa mère quitte le domicile. Après un voyage de deux ans en Italie, il devient maître de dessin, à Toul puis à Paris. En 1792, il décide de s’engager dans l’armée républicaine. C’est là qu’il ajoute Saint-Cyr à son nom, pour se distinguer de ses cousins. Il se bat dans l’Armée de la Moselle. Il est intelligent, instruit, capable, il a un excellent coup d’œil; Gouvion-Saint-Cyr gravit rapidement les échelons militaires. Le 16 juin 1794, il est déjà général de division, un record de rapidité. Il commande une division à l’Armée de Rhin-et-Moselle et se distingue au siège de Mayence.

En 1798, il reçoit le commandement provisoire de l’Armée de Rome, qui envahit les Etats pontificaux et crée la République romaine. Gouvion ramène la discipline dans le rang des officiers, qui viennent de destituer Masséna. Il est rappelé le 26 juillet 1798. Il sert dans l’Armée d’Italie et participe, sous Joubert, à la bataille de Novi, le 15 août 1799. Après la bataille, il parvient à faire la jonction avec le reste de l’armée.

Quand Masséna vient remplacer Joubert, tué à Novi, Gouvion obtient d’être affecté à l’Armée d’Italie et bat les armées autrichiennes. Pour ses exploits en Italie, Bonaparte lui décerne le brevet de premier lieutenant de l’Armée et un sabre d’honneur. Affecté à l’Armée d’Allemagne sous Moreau, il s’empare de Fribourg et participe à la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800.

En 1801, il est chargé de seconder Lucien Bonaparte en Espagne. Deux ans plus tard, il est lieutenant de l’armée d’occupation à Naples, sous Murat. Toutefois, il se révèle un peu trop indépendant sur le plan politique au goût de ses supérieurs. En 1804, il ne sera pas fait maréchal, mais devient colonel-général des cuirassiers. En 1805, il sert dans l’armée qui doit soumettre le royaume de Naples, dont Joseph est le nouveau Roi.


Il commande le Camp de Boulogne de la fin 1806 à août 1808, lorsqu'il se voit confier le commandement du VIIème corps, avec carte blanche pour opérer en Catalogne. Gouvion-Saint-Cyr aligne victoire sur victoire. Malgré le manque d’artillerie et de munitions, il parvient à prendre le fort de Roses le 4 décembre 1808 et Barcelone. Il reçoit alors des ordres qu’il estime irréalisables, apprend son remplacement et quitte son poste prématurément. Cette nouvelle marque d’indépendance lui vaut les arrêts et une nouvelle quarantaine.

En 1811, Napoléon le rappelle au Conseil d’Etat et lui confie le commandement du VIème corps de la Grande Armée. Gouvion-Saint-Cyr remporte des batailles ; il défait notamment Wittgenstein à Polotsk, le 7 août 1812 et reçoit le bâton de maréchal. En mars 1813, malade, il rentre à Paris. Commandant un corps d’armée, il participe à la bataille de Dresde (26-27 août 1813). Napoléon lui confie la défense de la ville, mais à court de vivres et de munitions, il capitule le 11 novembre 1813. Il est prisonnier jusqu’en juin 1814.

Quand il revient en France, Louis XVIII est sur le trône et l’a nommé Pair de France. Au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, Gouvion, à Orléans, fait porter la cocarde blanche à ses hommes.

 


L'avis de Napoléon à Sainte-Hélène

«Mon tort est d'avoir employé Saint-Cyr ; il ne va pas au feu, ne visite rien, laisse battre ses camarades et aurait pu secourir Vandamme. C'est le comte de Lobau qui est cause que je l'ai pris. Il m'en parlait toujours. Il était aimé de ceux qui servaient sous lui parce qu'il se battait rarement et ménageait son monde».

.

A lire:

Gouvion Saint-Cyr, soldat de l'An II - Maréchal d'Empire -
Réorganisateur de l'armée. AINVAL (Christiane d') - Copernic,1981

Les maréchaux d'Empire

AUGEREAU
 BERNADOTTE  BERTHIER BESSIERES  BRUNE

DAVOUT
 GOUVION  GROUCHY JOURDAN  KELLERMANN

LANNES
 LEFEBVRE  MC DONALD MARMONT  MASSENA

MONCEY
 MORTIER  MURAT NEY  OUDINOT

PERIGNON
 PONIATOWSKI  SERURIER SOULT  SUCHET
     VICTOR    

Sources: Artéa

 


 
.

© 1998 - 2008 www.napoleon1er.com Tous droits réservés