
ouvion, fils dun
tanneur, na que trois ans quand sa mère quitte le
domicile. Après un voyage de deux ans en Italie, il devient
maître de dessin, à Toul puis à Paris. En
1792, il décide de sengager dans larmée
républicaine. Cest là quil ajoute Saint-Cyr
à son nom, pour se distinguer de ses cousins. Il se bat
dans lArmée de la Moselle. Il est intelligent, instruit,
capable, il a un excellent coup dil; Gouvion-Saint-Cyr
gravit rapidement les échelons militaires. Le 16 juin
1794, il est déjà général de division,
un record de rapidité. Il commande une division à
lArmée de Rhin-et-Moselle et se distingue au siège
de Mayence.
En 1798, il reçoit le commandement provisoire de lArmée
de Rome, qui envahit les Etats pontificaux et crée la
République romaine. Gouvion ramène la discipline
dans le rang des officiers, qui viennent de destituer Masséna.
Il est rappelé le 26 juillet 1798. Il sert dans lArmée
dItalie et participe, sous Joubert, à la bataille
de Novi, le 15 août 1799. Après la bataille, il
parvient à faire la jonction avec le reste de larmée.
Quand Masséna vient
remplacer Joubert, tué à Novi, Gouvion obtient
dêtre affecté à lArmée
dItalie et bat les armées autrichiennes. Pour ses
exploits en Italie, Bonaparte lui décerne le brevet de
premier lieutenant de lArmée et un sabre dhonneur.
Affecté à lArmée dAllemagne
sous Moreau, il sempare de Fribourg et participe à
la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800.
En 1801, il est chargé de seconder Lucien Bonaparte en
Espagne. Deux ans plus tard, il est lieutenant de larmée
doccupation à Naples, sous Murat. Toutefois, il
se révèle un peu trop indépendant sur le
plan politique au goût de ses supérieurs. En 1804,
il ne sera pas fait maréchal, mais devient colonel-général
des cuirassiers. En 1805, il sert dans larmée qui
doit soumettre le royaume de Naples, dont Joseph est le nouveau
Roi.
Il commande le Camp de Boulogne de la fin 1806 à
août 1808, lorsqu'il se voit confier le commandement du
VIIème corps, avec carte blanche pour opérer en
Catalogne. Gouvion-Saint-Cyr aligne victoire sur victoire. Malgré
le manque dartillerie et de munitions, il parvient à
prendre le fort de Roses le 4 décembre 1808 et Barcelone.
Il reçoit alors des ordres quil estime irréalisables,
apprend son remplacement et quitte son poste prématurément.
Cette nouvelle marque dindépendance lui vaut les
arrêts et une nouvelle quarantaine.
En 1811, Napoléon le rappelle au Conseil
dEtat et lui confie le commandement du VIème corps
de la Grande Armée. Gouvion-Saint-Cyr remporte des batailles
; il défait notamment Wittgenstein à Polotsk, le
7 août 1812 et reçoit le bâton de maréchal.
En mars 1813, malade, il rentre à Paris. Commandant un
corps darmée, il participe à la bataille
de Dresde (26-27 août 1813). Napoléon lui confie
la défense de la ville, mais à court de vivres
et de munitions, il capitule le 11 novembre 1813. Il est prisonnier
jusquen juin 1814.
Quand il revient en France, Louis XVIII est sur le trône
et la nommé Pair de France. Au retour de Napoléon
de lîle dElbe, Gouvion, à Orléans,
fait porter la cocarde blanche à ses hommes.