Hit-Parade
 

www.napoleon1er.com
 
Page d'accueil - Cliquez !
Vers la page d'accueil.
Forum Chat Livre d'or Ecrire Liens
Nouveau ! Vendez, achetez, échangez, gratuitement !



Napoléon, Empereur de l'île d'Elbe
1814-1815

 

Le débarquement de l'Empereur

Image plein écran : 150 ko
L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe
Gravure de Marc Sandelli
extraite de La Petite Armée de G. Daddi

Le 4 mai, en fin d'après-midi, l'Empereur quitta l'Undaunted pour s'installer dans une chaloupe pourvue d'un équipage de vingt-quatre rameurs qui le conduisit sur le quai où l'attendaient les autorités civiles, militaires et religieuses de l'île venues l'accueillir. A peine eût-il le pied posé à terre que des cris de : Evviva il imperatore ! fusèrent de la foule venue nombreuse des quatre coins de l'île pour acclamer son nouveau souverain et surtout, tenter d'apercevoir le Grand homme. Sans doute, ces acclamations étaient-elles de circonstance. L'Empereur en fut néanmoins touché. Les cloches des églises sonnèrent à toute volée et mêlèrent leur son à celui des canons des forts Stella et Falcone. C'est avec peine que le 35ème Léger put faire entendre le son de ses tambours. Pietro Traditi, maire de la cité, s'avança respectueusement vers l'Empereur et lui présenta les clefs de la Porte de la Mer.(Cette Porte, en forme d'arc de triomphe existe toujours, elle était à l'époque le passage obligé pour accéder à la ville.)

Après les discours de bienvenue et les remerciements d'usage, l'Empereur, suivi de ses officiers, des commissaires Alliés et des autorités se rendit à l'église paroissiale située sur la place d'Armes, afin d'y entendre un Te Deum. L'office fut rempli par l'abbé Arrighi, vicaire général de l'évêque d'Ajaccio et Bastia.

Après la cérémonie, il se rendit à l'Hôtel de Ville, situé à quelques pas sur la place Hutré. Après avoir accordé quelques audiences, il nomma le général Drouot, gouverneur militaire et Ministre de la Guerre et s'en fut prendre possession des appartements provisoires qu'on y avait préparé à la hâte à son intention.

Dans le même temps, un procès-verbal de la remise de l'île fut rédigé de la manière suivante :


«Cejourd'hui 4 mai 1814. S.M. l'empereur Napoléon ayant pris possession de l'île d'Elbe, le général Drouot, gouverneur de l'île, au nom de l'Empereur, a fait arborer sur les forts, le pavillon de l'île: fond blanc traversé diagonalement d'une bande rouge semée de trois abeilles fond d'or. Ce pavillon a été salué par les batteries des forts de la côte, de la frégate anglaise l'Undaunted et les bâtiments de guerre français qui se trouvaient dans le port. En foi de quoi, nous, commissaires des puissances alliées, avons signé le présent procès-verbal avec le général Drouot, gouverneur de l'île, et le général Dalesme, commandant supérieur de l'île.»

Fait à Porto-Ferrajo le 4 mai 1814.

Signé:

KOLLER - CAMPBELL - DROUOT - DALESME.


Le soir même de son arrivée, vers minuit, il fit appeler Monsieur Pons de l'Hérault, administrateur des mines de fer de l'île d'Elbe depuis 1809, afin de lui faire part de son désir de visiter les installations minières de Rio Marina distante de 20 kilomètres de Portoferraio.

Image plein écran : 140 ko
L'Empereur en partance pour Longone
Gravure de Marc Sandelli
extraite de La Petite Armée de G. Daddi



Dans une conversation, on l'entendit prononcer ces mots : «Ce sera l'île du repos !» Pourtant, bien vite, l'Empereur démontra à tous la robustesse de sa constitution et ses qualités d'administrateur. L'effervescence qu'il fit régner dans l'île ne fut point du goût de certains.

«Le lendemain, dès cinq heures du matin, nous rapporte le général Vincent, directeur des fortifications de l'île, il est à cheval et visite les forts; il choisit sa demeure, qui n'est autre que le pavillon du génie où loge le général Vincent [lui-même]. Le 6, il inspecte les mines de fer : " tout prouve, ajoute l'auteur de ces notes, que S. M. ne peut se passer d'exercices violents, et qu'elle croit qu'à son exemple les hommes et les choses sont faits pour être toujours en mouvement : son plaisir est de faire aller et venir tout le monde. "Le 7 mai encore, dans une visite commencée à cinq heures du matin, l'Empereur a vu tous les bâtiments de l'intérieur; il a prescrit plusieurs vues économiques et dit "avoir souvent observé que les tournées du matin lui valaient ordinairement un million."

Alors commencent ces longues conversations qui, plus tard, à Sainte-Hélène, seront l'unique consolation des tristes soirées d'exil. Le reste de son temps est occupé par les soins du gouvernement de son petit État. Il ordonne la construction des routes, des quais, des magasins, des fortifications, conclut un traité de commerce avec Livourne, en négocie un autre avec Gênes. Il augmente le bataillon de 600 grenadiers et chasseurs, que lui a accordé le traite de Vienne,[à vrai dire, Fontainebleau, qui stipulait du reste, 400 hommes.] d'environ 100 cavaliers, 20 marins, 60 Polonais, trois compagnies de tirailleurs corses de 100 hommes chacune. Il a une petite marine. Il fait occuper aux environs de l'île d'Elbe un îlot, rocher abandonné qui servait de repaire aux Barbaresques, qui étaient alors l'effroi de la Méditerranée. On demandait à quelques-uns de ces terribles forbans s'ils respecteraient les États et les vaisseaux du nouveau souverain; ils répondirent: "Nous ne faisons pas la guerre à Dieu."»

La Garde arriva sur l'île le 26 mai suivant, transportée par quatre frégates anglaises. Le temps mis par cette dernière à parvenir jusqu'à lui, fit craindre à l'Empereur quelque empêchement délibéré de Louis XVIII qui eût été contraire au traité. Aussi, c'est avec un grand soulagement qu'en compagnie du grand-maréchal Bertrand (ministre de l'Intérieur et gouverneur des Affaires Civiles), il se rendit sur le port afin d'accueillir tous "ses" braves qui avaient fait le don de leur famille afin de partager son sort et le servir avec le même dévouement qu'au temps passé des heures de gloire. On ne put cette fois, douter de la sincérité des cris de "Vive l'Empereur !" qui lui furent adressés dès que la Garde l'aperçut.

page d'accueil

Suite...

 RETOUR

 SUITE



© 1998 - 2008 www.napoleon1er.com Tous droits réservés