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Louis-Nicolas
Davout, Maréchal (1804).
Duc dAuerstadt,
prince dEckmühl.
(Annoux (Yonne), 1770 - Paris, 1823)
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Le vainqueur dAuerstadt, surnommé
par ses hommes, le «maréchal de fer».
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Davout, après des études à
lécole militaire de Paris, est en 1788 un sous-lieutenant
sérieux et féru de lecture. Ce fils dune
ancienne famille noble et désargentée se rallie
aux idées révolutionnaires. En 1792, il commande
un bataillon des volontaires de lYonne dans larmée
de Belgique. Il participe à la bataille de Neerwinden,
le 18 mars 1793.
Quand Dumouriez abandonne lArmée française,
Davout se rend à son quartier général pour
larrêter. Dumouriez parvient à séchapper.
Davout est envoyé à lArmée de lOuest
et nommé général de brigade (juin 1793).
Il refuse sa nomination comme général de division,
considérant quil manque dexpérience
pour une telle fonction. Quil soit prisonnier de lennemi,
en inactivité ou en service, Davout reste constant dans
ses objectifs de carrière, allant jusquà
étudier des traités militaires. Il suit une progression
exemplaire dans différents corps darmée,
se liant damitié avec Desaix. Ce dernier le présente
à Bonaparte en 1798. Davout fait partie de lexpédition
dEgypte, chargé dune brigade de cavalerie
de la division Desaix. En 1800, unique général
à avoir refusé de signer la capitulation après
le départ de Bonaparte, il revient en France en mai 1800.
Il est nommé général de division le 3 juillet
1800. Il prend alors le commandement de la cavalerie de lArmée
dItalie, sous la direction du général Brune.
En 1801, son mariage avec la sur de Leclerc fait de lui
un beau-frère de Pauline, sur de lEmpereur.
A lavènement de lEmpire, en 1804, il est nommé
maréchal.
Envoyé à
Boulogne, il forme le IIIème corps, la future aile gauche
de la Grande armée. Lors de la campagne dAutriche
en 1805, il suit avec précision les ordres de lEmpereur
et fait marcher ses troupes pendant 144 kilomètres en
36 heures pour participer à la bataille dAusterlitz,
le 2 décembre 1805. Les récompenses suivent : colonel
général de la Garde impériale, grand-officier,
grand-aigle de la Légion dHonneur...
Toujours à la tête du IIIème corps, il bat
larmée prussienne de Brunswick à Auerstadt,
le 14 octobre 1806, malgré une infériorité
numérique de un contre trois pendant que Napoléon
combat à Iéna. Cette victoire décisive,
dabord sous-estimée par lEmpereur, lui vaut
lhonneur dentrer le premier dans Berlin le 27 octobre
1806 et le titre de duc dAuerstadt en 1808.
A Eylau, avec ses 14.000 hommes, il force à la retraite
les armées russes sur le flanc droite. Alors gouverneur
du duché de Varsovie, il reprend son service de soldat,
peut-être irrité par les soupçons de lEmpereur
sur ses aspirations à la couronne polonaise.
A Eckmühl en avril
1809, le corps de Davout se retrouve seul face à lessentiel
de larmée autri- chienne. Il prend linitiative
de lattaque et par- vient à la faire reculer. A
Wagram le 6 juillet, il dirige une attaque décisive. Le
1er janvier 1810, il est commandant en chef de larmée
dAllemagne, fonctions qui lamènent à
dénoncer les activités frauduleuses de Bourrienne
en poste à Hambourg.
Davout est ensuite nommé gouverneur des villes hanséatiques
et à ce titre, chargé de veiller à la bonne
application du blocus continental au nord de lEurope. Surtout,
il doit réorganiser la Grande Armée (600 000 hommes
!) avant la campagne de Russie. Davout est persuadé de
la folie de cette entreprise mais, pour ce soldat, un ordre est
un ordre. Au début de lannée 1812, il quitte
Hambourg à la tête du Ier corps de la Grande Armée.
Tout au long de la campagne de Russie, son corps se distingue
par la tenue et la discipline des hommes. Dans les premières
semaines de la campagne, il est envoyé vers le sud pour
encercler larmée russe de Bagration. Malgré
ses manuvres, le mouvement échoue du fait de la
lenteur de Jérôme Bonaparte, en charge de laile
droite de la Grande Armée.
A Borodino, le cheval
de Davout est tué sous lui. Il perd un instant connaissance,
mais reprend rapidement son commandement. Considéré
comme un homme de fer, il pleure la mort de son fidèle
général de division, Gudin, tué devant Smolensk.
Lors de la retraite, son corps placé en arrière-garde
parvient à contenir les assauts ennemis.
Après cette campagne, Davout est envoyé en Allemagne,
pour mater les soulèvements de la population. Il napplique
pas les ordres à la lettre, se contentant de réquisitionner
largent et la main doeuvre nécessaire à
la défense des places fortes. En mai 1813, il occupe Hambourg.
Pendant un an, il défend la ville assiégée,
quil ne rend que sur ordre exprès de Louis XVIII.
Il envoie au nouveau Roi une lettre pour expliquer sa conduite,
sans recevoir de réponse. Aussi, quand Napoléon
revient de lîle dElbe, Davout est le seul maréchal
qui nait pas prêté serment au Roi. Il est
lun des rares à ne pas avoir connu la défaite
sur un champ de bataille. Il se laisse convaincre daccepter
le ministère de la Guerre. En quelques mois, il parvient
à reformer une armée. Quand il apprend le désastre,
Davout comprend que tout est perdu. Le gouvernement le délègue
pour demander à lEmpereur de quitter la capitale.
Le 3 juillet 1815, il signe larmistice avec les Alliés
et quitte Paris en faisant évacuer tous les objets de
valeur du musée dartillerie. Il revient toutefois
pour défendre Ney, mis en accusation. Privé de
ses traitements, il connaît une période difficile
avant de recouvrer finalement ses titres en 1817 et dêtre
admis à la Chambre des Pairs en 1819. Il sera élu
Maire de Savigny-sur-Orge (dans l'actuel département de
l'Essonne) de 1822 à 1823. Louis-Nicolas Davout s'éteindra
à Paris le 1er juin 1823.
Son fils, Louis-Napoléon DAVOUT sera également
Maire de cette ville de 1843 à 1846.
A sa mort, la fille du maréchal d'Empire, la marquise
Adélaïde-Louise Davout d'Eckmühl de Bocqueville
lèguera à la commune de Penmarch, située
à l'extrême sud-ouest de la Baie d'Audierne et distante
de 31 kilomètres de Quimper, la somme de 300 000 francs
afin que soit édifié un phare "sur un point
dangereux des côtes de France, non miné par la mer...
J'aimerais que le phare d'Eckmühl fût élevé
là, mais sur quelque terrain solide, car je veux que ce
noble nom demeure longtemps béni". Ce don généreux
avait également pour but de «sauver des vies
humaines et racheter ainsi les vies perdues par la fatalité
des guerres». Le phare d'Eckmühl fut inauguré
le 17 octobre 1897.
Quelques photos du phare
d'Eckmühl:
http://www.phareland.com/photos.html
Son historique:
http://www.phareland.com/Eckmuhl.html
Son centenaire:
http://www.phareland.com/Centenaire.htm
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L'avis
de Napoléon à Sainte-Hélène
« Il a fini par trahir comme les
autres quand il a vu ma cause en péril, et, quand il l'a
vue perdue, il a voulu conserver ses honneurs et tout ce qu'il
me devait de richesses et de grandeurs; il m'a mal servi... ».
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BIBLIOGRAPHIE
"Le
Maréchal Davout" Pierre CHARRIER Paris - Ed. Nouveau
Monde - Fondation Napoléon - 2005
"Le
Maréchal Davout" Frédéric HULOT Paris
- Pygmalion - 2003
"Le Maréchal Davout, prince d'Eckmühl, raconté par les siens et par
lui-même" A.L. d'ECKMULH et marquise de BLOCQUEVILLE (4 vol)
Paris - Didier - 1879-1880
"Le
Maréchal Davout, prince d'Eckmühl. Correspondance inédite"
A.L.
d'ECKMÜLH )
"Davout
et l'art de la guerre" Daniel REICHEL Neuchâtel - Delachaux
et Niestlé - 1975
"Davout,
maréchal d'Empire" Comte VIGIER (2 vol) Paris - Ollendorf
- 1898
"Davout
le Terrible"
François Guy HOURTOULLE Paris - Copernic - 1975
"Histoire
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Davout"
Gabriel de
CHENIER Paris - Cosse - Marchal - 1866
"Le
Maréchal Davout, son caractère, son génie" Emile MONTEGUT Paris
- Hachette - 1895
"Correspondance
du Maréchal Davout - Ses commandements, son ministère
- 1801-1815 "
Charles
de MAZADE (4 vol.) Paris - Plon - 1885
"Le
Maréchal Davout - Etude de son caractère militaire" Commandant VACHEE -
(Revue militaire générale (vol I & II) - 1907)
Paris - Librairie des Deux Empires - 1999
"Opérations
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d'Auerstaedt Publié par son neveu, le Général
Davout, duc d'Auerstaedt Paris - Calmann Levy - 1896
"Le
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publié par le général CESAR de LAVILLE Nancy
- Berger-Levrault - 1890
"Le
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JANVIER Essonnes - Typolino - Avril 1951
"Davout
" Paul
BONDOIS Paris - A. Picard & Kaan - 1887
"Le
Maréchal Davout, duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl"
Léon
HENNET Paris - Baudoin - 1885
"Davout
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- 1890
"Les
Grands hommes de guerre: Davout " Raymond PEYRONNET
Paris - M. Imhaus & R. Chapelot - 1914
"Mémoire
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Louis Nicolas DAVOUT Paris - G. Warée - 1814
"Hambourg
et le Maréchal Davout - Appel à la justice"
Th. de HAUPT - 1814
"Mémoires
sur les événements qui se rapportent à la
réoccupation de Hambourg par les Français "
( "Denkschrift
über die Ereignisse welche sich auf die Wiederbesetzung
von Hamburg" ) Chambellan J. d'AUBERT - 1845
"Les
intrigues royalistes de Fouché et de Davout, 1815"
Henry HOUSSAYE Revue Historique, 1905, Année 30.T.87 (janv,avr)
"Le
Maréchal Davout" Comte LORT de SERIGNAN
Revue des questions historiques, 1905, année 39 Ns T.33
(janv)
"Le
Maréchal Davout, sa jeunesse et sa vie privée"
Emile
MONTEGUT Revue des deux mondes, 1879, T.35, (sept,oct)
"Les
dernières années du Maréchal Davout, sa
vie de famille, ses amitiés et ses haines" Emile MONTEGUT Revue
des deux mondes, 1880, T.42 (nov,déc)
"Davout,
maréchal de l'Empire" Arthur LEVY
Revue de Paris (p 309-332, 619-644) - 1924
"Eloge
historique du Maréchal Davout" - Rapport sur le concours pour le Prix
Crochot M. CHALLE - Société des Sciences de l'Yonne
Auxerre - Imp. G. Perriquet - 1864
"Le
Maréchal Davout pendant les cent-jours " Claude HOHL
Plaquette de 7 pages - Archives départementales de l'Yonne
En allemand
:
"Davout
in Hamburg"
Paul HOLZHAUSEN Mülheim - C. Ziegenhirt - 1892
"Davout
und die Festung Hamburg-Harburg 1813-1814 " Carl HENKE Berlin -
E.S. Mittler & Sohn - 1911
"Gegenstück
der Agonieen des Herrn J.L.v.Hess die Republik Hamburg im Frühjahr
1813 betreffen" L. HOLST Hambourg - Auf Kosten des Verfassers -
1815
En anglais
:
"The
Iron Marshal: A biography of Louis N. Davout " John G. GALLAHER London
- Greenhill Books - 2000
"Davout
and Napoleon: a study of their personal relationship" John GALLAHER Journal
of the International Napoleonic Society, vol. 1, number 1, April
1997
En italien
:
"Davout
" Major
Louis CHIALA Rome - 1882
Bibliographie
rassemblée par Laurent Sauerbach
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Pour en savoir plus sur
le maréchal Davout, nous vous invitons à visiter
le site internet qui lui est consacré par l'association
"Souvenir du Maréchal Davout", fondée
en 2005 par M. Laurent Sauerbach : www.souvenir-davout.com |
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Les
maréchaux d'Empire
Sources: Arléa

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