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Défilé de la Cavalerie dans les rues de Corps.


2èmes Journées Napoléoniennes de Corps (sud Isère)
7, 8 et 9 juin 2003



Maison Napoléon au village de Corps (Isère)
Le lundi 06 mars 1815, l'Empereur et son bataillon de l'Ile d'Elbe font étape à Corps. La dernière nuit avant l'entrée décisive à Grenoble, Napoléon la passera dans une maison religieuse à Corps où le général Cambronne a fait le logement. Le lendemain, après une halte à La Mure, ce sera le face à face dans la célèbre Prairie de la Rencontre de Laffrey, puis la descente victorieuse sur Vizille. Ces journées héroïques marqueront le début des Cent Jours, qui s'achèveront à Waterloo.

Près de deux siècles plus tard, les communes témoins de cette épopée n'oublient pas…

 

es 2èmes Journées Napoléoniennes de Corps (Sud Isère) ont une nouvelle fois permis aux habitants de Corps, La Mure et Laffrey de revivre les événements qui s'y déroulèrent en 1815, lors du retour de l'île d'Elbe de Napoléon. On lira avec intérêt sur ce site le récit complet de Jacques L'Azou sur cet épisode entré depuis dans l'Histoire de France, et qui valut à son auteur de reconquérir son trône sans la moindre violence, sans un seul coup de feu. Les armées du roi Louis XVIII lancées à sa rencontre pour s'en saisir se rallieront à lui dans la Plaine de Laffrey. Les populations situées sur sa route l'acclammeront, voudront s'armer pour le soutenir et l'accompagner jusqu'à Paris. Napoléon déclinera cette offre généreuse, redoutant de voir verser le sang du peuple. Il n'est revenu que pour leur restituer leurs droits dont ils étaient privés depuis sa première abdication en 1814. Et si un sang devait couler, ce sera le sien.

Dans la Plaine de la Rencontre à Laffrey.A Laffrey, lorsqu'il fut face aux Soldats du roi, il se retourna vers ses grenadiers et leur fit promettre de ne pas tirer quand même on ferait feu sur lui. Puis s'avançant seul vers les Soldats du roi, il ouvrit sa redingote grise et leur cria: "Soldat, s'il en est un parmi vous qui veuille tuer son Empereur, me voici !" Face à lui, imperturbable, le capitaine Randon ordonna le tir sur l'Empereur: - Feu ! cria-t-il. Le seul tonnerre qui résonna alors dans la Plaine de Laffrey ne sortit pas du canon des fusils braqués sur Napoléon, mais bien des poitrines de ceux qui les tenaient. Ce fut en effet un immense tonnerre de "Vive l'Empereur ! qui se répandit dans chaque camp, annonçant l'émouvante fraternisation des Soldats du roi avec la petite troupe qui accompagnait l'Empereur et qui n'était composée que d'anciens frères d'armes.

Un Grognard montant la garde au bivouac de La Mure.La gloire commune acquise par eux depuis la Révolution Française, sous le Consulat et l'Empire, sur tous les champs de bataille de l'Europe, ne pouvait pas être entâchée par l'assassinat de celui qui le leur avait procurée en leur faisant accomplir tant d'exploits héroïques qui étonnent encore le monde aujourd'hui. L'affaire était entendue. A cet instant précis, le sort de la France venait de basculer. Plus rien ne pouvait désormais entraver "le Vol de l'Aigle" jusqu'à son entrée dans Paris, moins de deux semaines plus tard. Une ère nouvelle s'annonçait pour la France... L'Europe à nouveau coalisée n'en voulut surtout pas. Deux mois plus tard, un petit village de Belgique allait associer son nom à l'un de nos plus grands revers militaires: WATERLOO. L'Aigle dut se retirer définitivement. Les Anglais s'en emparèrent. On connaît la suite...

L'association Route Napoléon en sud Isère, présidée par Anne L'Azou, fut donc organisatrice de cette seconde édition des Journées Napoléoniennes de Corps, soutenue par les communes de Corps, La Mure et Laffrey, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil général de l'Isère, ainsi que du Comité départemental du Tourisme. France Bleu Isère et Isère Cheval Vert ont également apporté leur concours.

Ainsi donc, durant trois jours, le public put admirer plus de 150 soldats en uniforme d'époque (infanterie, artillerie, cavalerie, service de santé, cantinières, musiciens, etc.), venus de France, d'Italie, de Tchèquie et d'Autriche. Dès le samedi matin, cette petite armée défila dans les rues de La Mure sous les applaudissements nourris du public toujours étonné, voire ému, de croiser le regard de ces passionnés de reconstitution historique représentant les anciens grognards de l'Empereur Napoléon, accompagnés des ennemis d'hier. Après la Prise d'Armes devant l'Hôtel de Ville et une courte allocution de bienvenue par M. Jean-Pierre Gondrand, premier adjoint au maire (M. Fabrice Marchiol, maire, absent, s'était fait excuser) les troupes s'en furent bivouaquer au Calvaire qui domine la cité, et où Napoléon lui-même bivouaqua avec son bataillon de l'île d'Elbe en 1815, après avoir quitté Corps le matin du 7 mars.

La cavalerie quitte La Mure pour rejoindre Laffrey.Après s'être restaurés, Cuirassiers, Lanciers, Chasseurs et Hussards enfourchèrent leur cheval pour se rendre dans la Plaine de la Rencontre, en empruntant les sentiers menant aux magnifiques lacs de Laffrey. Après une vingtaine de kilomètres effectués au petit trot et sous un soleil éclatant, il débouchèrent au grand galop dans la plaine historique dominée par la statue équestre de l'Empereur. La revue des différents régiments d'infanterie succéda aux allocutions prononcées par M. Jean-Jacques Defaite, maire de Laffrey, de madame Anne Le Gloan, conseillère générale du canton de Vizille et maire de Jarrie, de M. André Micotis du Souvenir Français, de M. Anthelme Troussier, avocat et historien, de M. Albert Rabot, représentant l'Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens (ACMN), ainsi que et des représentants du Souvenir Napoléonien. Ce dernier eut à coeur de rappeler au public l'historique de la Plaine de la Rencontre où il n'y eut point de bataille, certes, mais la naissance d'une Révolution ! La révolution accomplie par un seul homme, avec pour seules armes, son courage et son charisme qui lui valurent à nouveau le ralliemment des Français, lesquels ne se reconnaissant pas dans le gouvernement de Louis XVIII qui leur avait été imposé par l'Europe coalisée un an auparavant.

2ème de cavalerie, lanciers (Tolentino-Italie)dans la Plaine de la Rencontre à Laffrey.L'aménagement des abords de la Plaine de la Rencontre et une meilleure signalisation furent également évoqués. Un parking digne de ce nom valoriserait indéniablement le site qui doit demeurer l'élément moteur du développement touristique sur cette partie nord de la "Route Napoléon". Les élus en sont conscients. Mais comme toujours en pareil cas, tout est affaire de budget. La volonté culturelle ne peut suffire à elle seule.

Le public qui s'était massé aux abords de la Plaine, put assister à une course de tête où l'adresse des cavaliers fit merveille. Le jeu consiste à charger au triple galop d'innocents choux placés en haut de piques plantées dans le sol et à les sabrer. Ainsi s'entraînaient autrefois nos cavaliers d'élite, avant les combats.

Une exécution pour l'exemple.Le Code militaire de l'époque n'était pas tendre avec le Soldat qui enfreignait le règlement. Une cour martiale ayant prononcé jugement de mort hors notre vue, un soldat fut passé par les armes sous les applaudissements de la populace. Fort heureusement pour lui, il ne s'agissait que d'un simulacre. Après quoi, Soldats en armes et public furent invités par la municipalité de Laffrey à prendre collation et verre de l'amitié. La Garde Impériale ouvrant la route...

De retour à Corps le soir même, ce fut au tour de M. Gérard Cardin, maire de la commune, de prononcer quelques mots de bienvenue et de convier troupes et administrés à un buffet-apéritif devant l'Hôtel de Ville, après qu'ils eurent toutefois défilé au son des Fifres et des Tambours de "la Flamme de Fréjus" (
Grenadiers à pied de la Garde Impériale) et des Tambours de 89, issus du bicentenaire de la Révolution Française. On notait la présence de M. Claude Paccard, directeur du Comité Départemental du Tourisme, co-financeur de la manifestation avec les communes de La Mure et Laffrey.

Corps 2003: le bivouacComme l'an passé, le bivouac fut installé dans un camping en bordure du village disposant de toutes les commodités. Le public put y découvrir la vie du Soldat sous le Premier Empire et s'y faire expliquer le maniement des armes par des passionnés toujours prêts à partager leurs connaissances. Feux de camp allumés et cantinières préparant la popote conféraient à l'endroit l'illusion parfaite d'une armée en campagne entre deux combats.

Corps se voulant également "Village Européen du Livre", de nombreux bouquinistes s'étaient rassemblés sous un grand chapiteau afin de proposer livres neufs et anciens. Ces 2èmes Journées Napoléoniennes de Corps, furent également marquées par la venue d'écrivains et de conférenciers talentueux qui rendirent un hommage appuyé aux fidèles généraux qui avaient suivi Napoléon en 1814 dans son premier exil à l'île d'Elbe et l'accompagnèrent encore lors de son retour aux affaires en 1815.

Les conférenciers: de g. à d., René Decq, Jacques Le Coustumier, Anthelme Troussier et Jacques L'Azou.Anthelme Troussier, avocat et historien, Membre de l'Académie Delphinale évoqua l'historique du "Vol de l'Aigle". Co-auteur avec sa défunte épouse Sophie de "La chevauchée héroïque du Retour de l'île d'Elbe", paru en 1964, Anthelme Troussier demeure intarissable sur le sujet. Son ouvrage fut d'ailleurs salué par le général de Gaulle qui lui adressa ses compliments dans une charmante lettre. Philippe Osché avait fait le déplacement depuis la Suisse, en compagnie de sa charmante épouse, afin de présenter son superbe ouvrage consacré aux Chevaux de Napoléon.

L'historien et conférencier
Jacques Le Coustumier évoqua le parcours glorieux des généraux Cambronne et Drouot, tandis que René Decq s'attacha à évoquer celui du général Bertrand, grand maréchal du palais, le seul de ces trois généraux qui suivra également l'Empereur à Sainte-Hélène et lui fermera les yeux après sa mort. La prestation de ces conférenciers fut brillante et captivante. En connaisseur, le public ne fut pas avare d'applaudissements à leur endroit.

Ecarmouche au village entre Français et Autrichiens.La journée du dimanche fut marquée par différentes démonstrations militaires: Revue dans les Jardins de Ville, avec les commentaires avisés d'Anne L'Azou et de Xavier Robin, Chasseur à cheval et aide de camp de l'Empereur. Escarmouches dans les rues escarpées du village. Les combats firent d'ailleurs rage autour de la petite église et nécessitèrent l'intervention du Service de Santé de la Grande Armée pour porter secours aux blessés des deux camps. La simulation fut parfaite. Seule, la présence regrettable de quelques automobiles en stationnement déconcerta les puristes armés d'appareils photos et de caméras.

Le soir, à l'initiative des organisateurs et du concours de Ciné-vadrouille, cinéma intinérant de la Mateysine, fut projeté dans l'une des salles de l'Hôtel de Ville, le dernier film de Antoine de Caunes: Monsieur N, évocation romancée de la captivité de l'Empereur à Sainte-Hélène. Si ce film fut injustement boudé lors de sa sortie en salles en février dernier, on le projeta à guichets fermés et nombreux furent ceux qui ne purent le voir ou revoir, faute de place.

Nos artilleurs s-en prennent au bouquiniste de Corps. Et BOUM...!Comme les meilleures choses ont une fin, il fallut bien le lendemain, se résigner à clôturer ces Journées Napoléoniennes fort réussies. Les Forces en présence défilèrent une dernière fois afin de remercier la population pour son chaleureux accueil. Les Artilleurs Tchèques ne voulant pas se retirer sans quelque action d'éclat au préalable, mirent en position deux canons Gribauval à proximité de l'Hôtel de la Poste et ordonnèrent le tir dans la ruelle jouxtant la boutique de Jacques L'Azou, libraire passionné d'Histoire napoléonienne et époux de Anne, organisatrice de la manifestation. Résultat: deux carreaux de cassés ! Loin de vouloir porter plainte, il ne nous étonnerait pas que Jacques L'Azou demandât prochainement le classement de sa boutique auprès des Monuments Historiques !

Anne L'Azou et Gérard Cardin, maire de Corps. Discuterait-on déjà des 3èmes Journées Napoléoniennes de Corps pour 2004 ?Un très grand Bravo à Anne L'Azou, aidée par quelques bénévoles, qui a démontré cette année encore toute l'étendue de ses talents d'ambassadrice et d'organisatrice au service de sa région et de l'Histoire. L'avenir culturel et touristique de la Route Napoléon est désormais assuré. Chapeau bas, Madame.

A. Martin - Juin 2003

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LES PHOTOS DE LA MANIFESTATION

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Route Napoléon en Sud Isère
(association loi 1901)
Chez madame Anne L'Azou
Rue des Fossés
38970 CORPS - FRANCE

Tél. : 04.76.30.02.25 - 06.84.05.57.49 (messages)
route-napoleon-sud-isere@wanadoo.fr



MAISON DU TOURISME
Route Napoléon
38970 CORPS
Tél / Fax : 04.76.30.03.85

Site web :
www.drac-obiou.com


E-mail : Tourisme_Corps@mel.meloo.com

Affiche officielle - Cliquez
L'affiche officielle


Ils y étaient !

-Group of Historical fencing, représentant le Régiment d'artillerie française n°17 en provenance de Krenovice by Austerlitz.
- 5ème régiment de cuirassiers, 2ème escadron (Italie).
- La Flamme de Fréjus, Grenadiers à pied de la Garde, Tête de colonne (Provence/Côte d'Azur).
- Association du Maréchal Suchet, Armée des Alpes, 8ème Hussards-4ème Garde d'Honneur (Rhône-Alpes).
- Xème escadron de chasseur à cheval (Provence).
- Société Napoléonienne d'Europe Centrale et Société slovaque d'Histoire des Guerres et de Tireurs d'Armes Historiques, représentant le 2ème régiment d'infanterie « Alexandre 1er » et le 8ème régiment de Hussards «Kienmayer» et le contingent d'artillerie Pressburg (Bratislava)
- Reconstitution Napoléonienne Bertrand, représentant l'Etat major du 17ème régiment d'infanterie légère, 4ème bataillon (Centre France).
- 59ème demi brigade d'infanterie de ligne (Marengo-Italie).
- 51ème demi brigade d'infanterie de ligne (Italie).
- Association Storia Vivente, représentant le 1er régiment de chasseurs à cheval du royaume d'Italie (Novarra-Italie).
- Associazone Tolentino 815 , 2ème de cavalerie, lanciers (Tolentino-Italie).
- Service de Santé de la Grande Armée (Corse)
- Légion Irlandaise (groupe de Pol Casanova), (Provence).
- les Tambours de 89, issus du bicentenaire de la Révolution.
- Groupe Rhône-Alpes
- Sans oublier les indispensables cantinières accompagnant les régiments.

Les partenaires:



http://www.isere-tourisme.com


http://www.isere-cheval-vert.com

 


Crédit photo: Maison du Tourisme de Corps

 

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