La mort mystérieuse de l'Impératrice Joséphine (1763 - 1814) première épouse de Napoléon 1er.

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L'assassinat de l'Impératrice Joséphine
au château de Malmaison



L'effondrement de l'Empire

Depuis sa retraite, l'Impératrice Joséphine va désormais assister à la chute de celui qui paraissait invincible. Le temps des revers arriva. La désastreuse campagne de Russie de 1812 infligea à Napoléon ses pertes les plus sévères. Tout va désormais s'enchaîner. Le baroud d'honneur que fut la campagne d'Allemagne de 1813 n'a pas suffit à arrêter l'Europe coalisée contre lui. Nos frontières furent franchies par un ennemi supérieur en nombre et malgré ses nombreux succès lors de la campagne de France, Napoléon ne put empêcher l'ennemi de se présenter aux portes de Paris, ni certains de ses maréchaux d'aspirer au repos !

Le 29 mars 1814, sur la recommandation de ses conseillers, dont Joseph, Lieutenant-général de l'Empire, ex-roi d'Espagne et frère de Napoléon, l'Impératrice Marie-Louise donna les pleins pouvoirs au maréchal Marmont pour la défense de Paris et quitta à regrets la capitale pour Blois en compagnie du petit roi de Rome, pour se réfugier quelques temps après au château de Rambouillet où son père François 1er d'Autriche vint l'y rejoindre. Ce même jour, Joséphine quitta Malmaison pour trouver abri en son château de Navarre qu'elle atteignit le 30 au soir. Le lendemain, par un courrier de sa fille Hortense, elle apprit la trahison de Marmont ayant entraîné la capitulation de Paris. La nouvelle de l'abdication de Napoléon, ses conséquences sur elle-même et sa famille lui firent écrire le 9 avril à son fils Eugène, toujours en Italie :
«Quelle semaine j'ai passée, mon cher Eugène ! Combien j'ai souffert de la manière dont on a traité l'Empereur ! Que d'injures dans les journaux, que d'ingratitudes de la part de ceux qu'il avait le plus comblés ! Mais il n'y a plus rien à espérer. Tout est fini; il abdique. Pour toi, tu es libre et délié de tout serment de fidélité; tout ce que tu ferais de plus pour sa cause serait inutile; agis pour ta famille...»(14) Etait-elle déjà informée des clauses qui devaient constituer dans les jours suivants, le fameux Traité de Fontainebleau qui fixa le sort de l'Empereur, mais aussi le sien et celui de ses enfants ? Cela est hautement probable et explique ce conseil de prudence et d'abandon conseillé à son fils Eugène, alors vice-roi d'Italie. Si Eugène était entré en rebellion, la tâche des vainqueurs de Napoléon eût été moins aisée. Voici ce que stipulaient les articles 7 et 8 du fameux Traité :


Extrait du traité de Fontainebleau
du 11 avril 1814

- VI. [...] à la reine Hortense et à ses enfants, 400,000 fr.

- VII. Le traitement annuel de l'impératrice Joséphine sera réduit à 1,000,000 en domaines ou en inscriptions sur le grand-livre de France. Elle continuera de jouir, en toute propriété, de tous ses biens meubles et immeubles particuliers, et pourra en disposer conformément aux lois françaises.

- VIII. Il sera donné au prince Eugène, vice-roi d'Italie, un établissement convenable hors de France.


L'Impératrice courtisée

Ces dispositions l'ayant sans doute quelque peu rassurée, elle reprit le chemin de Malmaison le 13 avril suivant, en songeant sans doute qu'un sort plus funeste aurait pu lui être réservé, à elle et aux siens. Son retour à Malmaison lui fut néanmoins dicté par des âmes bien intentionnées : « ...les princes étrangers firent entendre à Joséphine que sa présence à la Malmaison était convenable, que son éloignement était comme une marque de défiance qui pouvait lui nuire», écrira la duchesse d'Abrantès. (15)

La veille, le comte d'Artois, futur Charles X et frère de Louis XVIII, était entré dans Paris sous la protection de l'Etranger. Le pire ennemi de Napoléon savourait enfin les premières heures de la revanche. Curieusement, il chargea son fils, le duc de Berry, de faire proposer à Joséphine et à sa fille Hortense, une garde et une escorte. Ce que l'une et l'autre s'empressèrent de refuser. (Ce même duc de Berry sera assassiné par Louvel le 13 février 1820. Le ministre Decazes sera soupçonné de complicité et sera contraint à la démission.)

Dès lors, le château de Malmaison (occupé par les cosaques) devait connaître un regain d'activité digne des plus beaux jours du Consulat. Carrosses et calèches se présentèrent en nombre aux grilles du château. Le 16 avril, le tsar Alexandre 1er lui-même vint en présence du prince Tchernicheff, afin de présenter ses hommages à Joséphine et faire la connaissance de ses enfants. A sa suite, se présentèrent le roi de Prusse et les princes allemands. Même les anglais furent du pèlerinage. Seul, l'Empereur d'Autriche s'abstint d'y paraître. C'eût été le bouquet !
Le tsar Alexandre 1er
Etait-ce là, la place des vainqueurs de Napoléon ? Le tsar se montra plein de prévenances et se proposa d'intervenir auprès de Louis XVIII afin d'assurer l'avenir de Joséphine et des siens. Selon certains, il tenta même de courtiser Hortense qui se montra on ne peut plus froide lors des présentations. Il fit tout pour gagner la confiance de Joséphine et de ses enfants. Auprès du roi Louis XVIII, et selon de nombreux historiens, il obtint pour Hortense le titre de duchesse de Saint-Leu, du nom de la propriété qu'elle possédait à Saint-Leu-Taverny dans l'actuel Val d'Oise, près de Chantilly. Pour Eugène, il obtint le jour même de son retour à Paris, soit le 9 mai, une audience auprès du roi qui prit la forme d'une allégeance déguisée. Pourtant, le prince ne fut pas dupe. Il espérait recevoir un trône, il n'obtint rien du nouveau roi ! Avant la fin de l'été, il quitta la France pour la bavière. De là, il se rendit à Vienne où se tint le Congrès qui fixa le sort de la nouvelle Europe. Il plaida sa cause auprès des plénipotentiaires. En vain ! Il lui fallut attendre 1817, quand par la grâce de son mariage avec Augusta de Bavière (1788-1851), son beau-père, Maximilien 1er, roi de Bavière, le fit duc de Leuchtenberg et Prince d'Eichstätt.

Quant à Joséphine, son sort était-il durablement fixé par le récent traité de Fontainebleau ? Traité auquel Louis XVIII n'avait nullement pris part puisque chacun le sait, il ne fit son entrée à Paris que le 3 mai suivant, «dans la dix-neuvième année de son règne !» Durant ce mois de mai, le tsar Alexandre fit de Malmaison, son lieu de promenade préférée. Avec l'aide de Caulaincourt, (dernier ministre des Relations extérieures de Napoléon et signataire du traité de Fontainebleau), il réussit, par ses assiduités, à convaincre Joséphine des sentiments d'amitié qu'il portait à sa famille et se présenta désormais comme son unique soutien face au retour des Bourbons.

Les malaises de l'Impératrice

Le 10 mai, brusquement, la santé de l'ex-Impératrice vacilla sans raison apparente. Georgette Ducrest, l'une de ses dames d'honneur rapportera : «L'Empereur Alexandre alla voir l'Impératrice Joséphine le 10 mai, et dîna à la Malmaison. Elle resta dans le salon malgré des souffrances réelles qu'elle cherchait à combattre. On fit une partie de barres après le dîner sur la belle pelouse qui est devant le palais; elle essaya d'y prendre part; mais ses forces la trahirent, et elle fut contrainte à s'asseoir. Sa figure altérée fut remarquée; on lui fit mille questions auxquelles elle répondit en souriant; elle assura qu'un peu de repos la remettrait; on se retira espérant qu'en effet elle serait mieux le lendemain. Le jour suivant, cherchant à calmer les inquiétudes que faisaient naître son état, elle voulut faire sa promenade accoutumée, mais elle se trouva complètement mal, et fut ramenée dans sa chambre dans un état de faiblesse fort alarmant. La journée ne fut pas bonne. Elle eut plusieurs évanouissements. La nuit fut plus mauvaise encore; une sorte de délire s'était déjà emparé d'elle; fortement agitée, elle parlait beaucoup, bien que son médecin le lui eût défendu expressément». (16) Pourtant, sur cette période, la duchesse d'Abrantès écrit : «Cependant, elle n'avait jamais été si fraîche et si belle. L'apparence de la santé était sur son visage.» (17)

Désireux de connaître la propriété d'Hortense à Saint-Leu, le tsar Alexandre manifesta le désir de s'y rendre avec une telle insistance que Joséphine lui glissa : «Il ne faut pas que votre majesté s'attende à trouver une maison royale; ma fille et moi ne sommes plus que des femmes du monde, et, en venant chez Hortense, il faut que votre majesté y vienne avec toute son indulgence.» (18)

Joséphine et sa fille acceptèrent donc de recevoir le tsar à Saint-Leu, le 14 mai. De nouveau, à l'occasion d'une promenade dans le parc, après le déjeuner, Joséphine fut prise de nouveaux malaises. «Son fils, qui était auprès d'elle dans le char-à-banc, crut un moment qu'elle allait s'évanouir. De retour au château, elle se trouva si fatiguée qu'elle fut obligée de se coucher sur une chaise longue, et là elle fut pendant une heure assez souffrante pour inquiéter...» (19)

Elle regagna Malmaison le lendemain, en proie à de sombres présages. Son médecin, le docteur Horeau, diagnostiqua un simple rhume ! Georgette Ducrest rapportera :
«M. Horeau crut devoir prendre quelques précautions : il lui donna l'émétique et la purgea».(20)L'émétique étant un puissant vomitif à base de mercure, on ne conçoit pas comment le Dr Horeau a pu prescrire un tel remède après avoir diagnostiqué un rhume ! Les jours suivants, elle s'attacha après le déjeuner, à faire sa promenade habituelle. Elle fut victime de nouveaux malaises et dut rejoindre le château dans la précipitation, inspirant à ses proches les plus vives inquiétudes. Georgette Ducrest ajoutera encore :«Le 24 mai (c'était un vendredi) elle éprouva en s'éveillant un cuisant mal de gorge.» (21)

Le lendemain 25 mai, l'empereur Alexandre lui rendit visite, et la trouvant fort changée depuis la veille, il lui proposa de lui envoyer son médecin particulier, ce qu'elle refusa de crainte de désobliger M. Horeau, dans lequel elle avait «une grande confiance.» La fièvre fera son apparition. Le prince Eugène écrivit alors à son épouse demeurée en Bavière : «Le médecin dit que ce n'est qu'un catarrhe, mais moi je ne la trouve pas bien du tout.» (22)
Le prince Eugène
Bien qu'il disposait d'une modeste chambre au château de Bois-Préau tout proche, le Docteur Horeau, après avoir visité l'Impératrice le matin, avait pour coutume de se rendre à Paris chaque jour, pour ne revenir à Malmaison qu'au petit matin. Il est bien surprenant qu'au vu des sérieux symptômes que présentait l'Impératrice, ce médecin n'est point dérogé à son habitude pour ne s'occuper exclusivement que de la santé de sa patiente.

Au soir du 25 mai, son état réclama de toute urgence la présence d'un médecin. En l'absence du Dr Horeau, on fit donc appel au docteur Lamoureux de Rueil qui fut «effrayé du danger de l'Impératrice.» Il proposa la pose de vingt-cinq sangsues, mais se garda bien de s'atteler à la tâche en l'absence du médecin ordinaire de Joséphine. On alla donc chercher ce dernier à Paris. Dès son arrivée au château, il tança son confrère de Rueil par ces mots :
«Eh, Monsieur, dans un pareil cas, il ne fallait pas m'attendre : deux heures perdues sont mortelles(23) Affirmation fort curieuse de la part de ce médecin qui persistait à faire croire au rhume dans l'entourage de Joséphine depuis quinze jours. Fallait-il qu'il soit bien convaincu que cette fois, l'Impératrice allait «passer» pour oser s'exprimer ainsi. Après une si habile tirade, et si le décès de l'Impératrice était survenu ce soir du 25 mai, la responsabilité de ce malheur n'eût point manqué de rejaillir sur le docteur Lamoureux !

La duchesse d'Abrantès rendit visite à l'Impératrice le 26 et lui proposa de lui présenter Lord Catheart [ambassadeur d'Angleterre en Russie] :
«Eh bien me dit-elle, venez déjeuner et passer la journée après-demain 28, le temps est admirable, et nous irons au Butard.» (24) A l'issue de cette visite, la duchesse écrivit : «[...] je la quittai très peu alarmée pour sa santé.» (25) L'Impératrice, comme on le voit, après une bonne nuit, s'était remise de sa violente attaque de la veille au soir.

Le lendemain 27 mai, nouvelle rechute. L'Impératrice accepta enfin d'être auscultée par le docteur sir James Wylie (1765-1854), chirurgien du tsar Alexandre, qui déclara à Hortense :
«Je trouve sa majesté bien mal, il faudrait la couvrir de vésicatoires.»(26) Il lui annonça la visite du tsar pour le lendemain. Le matin du 28 à 10 heures, la duchesse d'Abrantès se présenta comme convenu à Malmaison en compagnie de lord Catheart. Elle fut accueillie par monsieur de Beaumont, chambellan, qui lui apprit «que l'Impératrice était dans son lit avec de la fièvre, et que le vice-roi [Eugène] était également malade. On attendait l'Empereur de Russie, car la maladie était venue si promptement, qu'on n'avait pas eu le temps nécessaire pour le faire avertir...» (27) La duchesse et lord Catheart repartirent sur Paris sans avoir pu voir l'Impératrice. Le docteur Horeau, prit (?) alors conscience de la gravité de l'état de sa patiente et jugea sa tête «entreprise comme si elle eût été dans l'ivresse». (28) Hortense (?) fit alors appel aux docteurs Bourdois [médecin de Talleyrand], Lamoureux et Lasserre qui diagnostiquèrent une esquinancie infectieuse. Désormais, l'Impératrice, sans forces, ne parvint plus à prononcer le moindre mot de façon compréhensible et glissa irrémédiablement vers la mort.

Mort de l'Impératrice

Dans une noble intention et pour servir à la légende de l'Impératrice, Georgette Ducrest lui attribua pourtant ces paroles qu'elle n'a probablement jamais prononcées : «Au moins, dit Joséphine d'une voix expirante, je mourrai regrettée; j'ai toujours désiré le bonheur de la France; j'ai fait tout ce qui a été en mon pouvoir pour y contribuer; et je puis vous dire avec vérité, à vous qui êtes présents à mes derniers moments, que la première femme de Napoléon n'a jamais fait verser une larme.» (29)

Le 29, alors que le tsar Alexandre se trouvait encore à Malmaison, on ne jugea plus nécessaire d'en informer l'Impératrice. Son état désespéré commanda à sa fille Hortense de faire appeler auprès de la mourante, l'abbé Bertrand, précepteur de ses enfants, qui lui administra les derniers sacrements. Hortense, bouleversée ne supporta pas cette ultime cérémonie et perdit connaissance. En cette fin de matinée du 29 mai 1814, lorsqu'elle recouvra ses esprits, son frère Eugène la prit dans ses bras et lui annonça, le visage baigné de larmes et la voix hachée par les sanglots, la mort de leur mère. L'Impératrice aurait eu 51 ans le vingt-quatre juin suivant, l'âge qu'aura Napoléon à sa mort, sept années plus tard.

Le docteur Béclard, chef des travaux anatomiques de la Faculté, avec l'aide du pharmacien Cadet-Gassicourt et du docteur Horeau, pratiqua l'autopsie de la défunte. La trachée-artère de l'ex-Impératrice se révéla méconnaissable. «La membrane est rouge-vif et se déchire dès que l'on y touche. Poumons -adhérents à la plèvre- et bronches semblent gravement atteints.»
(30)

La presse

Le Journal des Débats écrivit dans son édition du 30 mai :«La mère du prince Eugène est morte aujourd'hui, à midi, dans son château de la Malmaison, à la suite d'une maladie qui s'était d'abord annoncée comme une fièvre catarrhale, et qui a pris tout d'un coup un tel caractère de malignité, que la malade a succombé au bout de trois jours. Elle a reçu avec autant de piété que de résignation, tous les secours de la religion. Elle a eu la triste consolation de mourir entre les bras de sa fille et de son fils, dont elle était séparée depuis longtemps...»

«La mort la plus inattendue vient de frapper une personne à laquelle tous les malheureux doivent un souvenir et un regret...»(Ibid., 3 juin 1814, p.1.)

On pouvait lire également, dans Vie de l'Impératrice Joséphine...Paris, 1814, chez H. Vauquelin, quai des Augustins, au Lys d'Or, « cette princesse fut attaquée sur la fin de mai, d'une esquinancie gangréneuse, dont on ne se doutait pas; on ne connut le danger que lorsqu'il ne fut plus possible d'y remédier. Après trois jours de maladie, elle mourut le 29 mai 1814, à cinq heures du matin, au château de la Malmaison. Peindre le désespoir de sa fille, son fils, serait impossible...»

Les funérailles

Redonnons la parole à Georgette Ducrest : «Depuis ce jour fatal de la mort de l'Impératrice jusqu'au 2 juin, que devait avoir lieu l'enterrement, plus de vingt mille personnes revirent Joséphine pour la dernière fois. Je ne parle pas de quelques centaines de curieux qui profitèrent pour venir visiter la Malmaison : ceux-ci, après avoir salué le lit de parade, demandaient où étaient située la Grande Serre et allaient en riant agacer les animaux étrangers.» Le corps de Joséphine, placé sur un lit de parade dans un petit salon qui précédait la chambre où elle est morte, avait été entouré de cierges nombreux. Un autel richement décoré était élevé à droite de la porte d'entrée, et entouré de chaises et de fauteuils. Ce salon était drapé de noir, mais sans chiffre ni écusson. Deux des servants, appartenant à des villages voisins, le curé de Rueil et quatre valets de chambre, gardaient le corps de Joséphine dont le visage avait été recouvert d'un mouchoir de batiste.

2 juin : [...] A midi, les funérailles eurent lieu avec la plus grande pompe dans la modeste et petite église du village de Rueil, paroisse de la Malmaison. Les coins du drap mortuaire étaient portés par le grand-duc de Bade (époux de la grande-duchesse Stéphanie de Beauharnais, nièce de l'Impératrice), le marquis de Beauharnais, ancien ambassadeur, beau-frère de Sa Majesté; le comte de Tasher son neveu; et, je crois, le comte de Beauharnais, chevalier d'honneur de Marie-Louise. Le cortège sortit par la grille d'entrée de la Malmaison, et suivit la grande route jusqu'à Rueil. Le général Sacken, représentant l'empereur de Russie, et l'adjudant-général du roi de Prusse, remplaçant son souverain, se rendirent à pied à la tête du convoi, ainsi qu'un grand nombre de princes étrangers, de maréchaux, de généraux et d'officiers français. Les bannières des différentes confréries de la paroisse, et vingt jeunes filles vêtues de blanc, chantant des cantiques, faisaient partie du cortège, dont la haie était formée par des hussards russes, et des gardes nationaux. Deux mille pauvres de tout âge fermaient la marche. Le général Sacken fut chargé, de la part de son maître [Le tsar Alexandre], d'annoncer aux parents de l'Impératrice, réunis à la Malmaison, qu'affecté trop profondément de la mort de Sa Majesté, il voulait consacrer les trente-six heures qu'il avait encore à rester à Paris à l'excellent prince Eugène et à sa soeur. On compte plus de quatre mille habitants des communes voisines qui s'étaient assemblés pour rendre un dernier hommage à la mémoire d'une princesse qui avait si bien mérité le titre de mère des pauvres et des affligés. M. de Barral, archevêque de Tours, son premier aumônier, assisté de MM. les évêques d'Evreux et de Versailles, célébra la messe; après l'Evangile, il prononça une brève et touchante oraison funèbre. Le corps de Joséphine, placé dans un cercueil de plomb, renfermé dans une caisse de bois, fut ensuite déposé provisoirement dans une partie du cimetière [...].
(31)

La duchesse d'Abrantès écrit :
«Cette mort frappa tout le monde d'une sorte de terreur... Il y avait dans la vie de cette femme un rapport constant avec l'existence de l'homme providentiel qui avait régné sur le monde... Le jour où cette puissance s'éteint... l'âme de cette femme s'éteint aussi ! ... Il y a dans ces deux destinées un mystère profond que la main de l'homme ne pourra dévoiler, mais que l'intelligence comprend(32)

La duchesse d'Abrantès parle d'un mystère profond et elle a raison. Puisque selon elle, la main de l'homme ne pourra pas le dévoiler, nous allons essayer de mettre en lumière certains faits qui, avec le recul, apparaissent comme particulièrement suspects.

Remarques

On l'a vu, au temps de son règne et sitôt son second mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise, la présence de l'Impératrice Joséphine à proximité de Paris, incommodait l'Empereur, mais aussi et surtout sa nouvelle épouse. L'Empire français possédait alors deux impératrices ! Ce titre qui avait été conservé à Joséphine pour faciliter son acceptation au divorce, devint de plus en plus pesant. L'Empereur, dans sa pensée, dut le regretter. Néanmoins, il respecta ses engagements.

Sitôt l'effondrement de l'Empire et la relégation de Napoléon à l'île d'Elbe, Louis XVIII fait son retour à Paris et s'installe sur le trône. Peut-on raisonnablement penser, que ce roi eût pu accepter de régner sans rechigner, sachant l'Impératrice Joséphine à trois lieues de Paris ? Le traité de Fontainebleau ne lui avait-il pas maintenu ses biens et son titre d'Impératrice ? Cette fois, nous n'étions plus dans le cas de figure qui avait tant irrité Marie-Louise et Napoléon. La Restauration naissante ne pouvait offrir aux yeux des Cours européennes, l'étonnant spectacle d'un roi de France à Paris et d'une impératrice régnant sur ses rosiers à Malmaison. On devine bien tout l'inconfort pour le nouveau roi que cette situation provoquait. Ecrire à Joséphine était un réel supplice pour qui en éprouvait le désir : Comment la nommer ? Votre Majesté ? Ce titre n'était réservé alors qu'au seul roi Louis XVIII, son épouse, Marie-Josèphe-Louise de Savoie étant décédée quatre années plus tôt.

Pourtant, le remède existait bien : l'exil ! Le roi lui-même et sa famille ne revenaient-ils pas de vingt-trois années d'exil ? L'Empereur Napoléon n'avait-il pas accepté de s'exiler à son tour ? Mais imposer une telle mesure à Joséphine eût été contraire au traité de Fontainebleau. Le tsar Alexandre 1er qui en avait supervisé la rédaction, n'eût point permis que l'on touchât aux articles 6, 7 et 8 qui engageaient sa responsabilité et son honneur. On tournait donc en rond ! Et puis, il y avait le cas du prince Eugène qui demeurait un réel danger pour le royaume. Le vice-roi d'Italie ne représentait-il pas une complication dans la politique du nouveau régime ? Sa popularité n'était point entachée des "crimes de l'Usurpateur". Sa popularité et son prestige étaient intacts. Sa possible alliance avec le roi de Naples (Murat, beau-frère de Napoléon) qui était lui-même l'allié de l'Autriche depuis le 11 janvier 1814, ne risquait-elle pas de se retourner contre les Bourbons à la première occasion ? Et ce trône de Naples, ne le revendiquaient-ils pas également ?

Le comte d'Artois, dès son retour à Paris, se montra le plus acharné, le plus haineux à l'égard de ceux qui avaient servi l'Empire. Louis XVIII, céda trop souvent aux instincts revanchards de son frère. Pour se défaire de Joséphine on utilisa une méthode en trompe-l'oeil. On l'a vu plus haut, Joséphine et les siens reçurent toutes sortes de preuves de la "bonté" du roi. Le duc de Berry lui offrit même une garde qui fut refusée. On l'invita à quitter Navarre pour rejoindre Malmaison en l'assurant qu'elle et les siens n'avaient rien à redouter du nouvel état des choses en France. Bien au contraire. Pour preuve, on recommanda aux vainqueurs de Napoléon d'aller lui rendre visite. On se comporta de telle sorte que la pauvre Joséphine eût pu penser être redevenue la première dame de France ! Bon nombre de royalistes (en service commandé eux aussi) prirent également le chemin de Malmaison pour témoigner leur reconnaissance à celle qui avait, en son temps, si bien plaidé auprès de son mari la cause des émigrés. Le roi lui envoya même le duc de Polignac pour lui témoigner sa reconnaissance personnelle pour son intervention auprès de Bonaparte, après la découverte de la conspiration dont il s'était rendu complice en 1804 et qui avait causé la perte du duc d'Enghien. La duchesse de Polignac avait alors sollicité Joséphine afin d'obtenir un rendez-vous avec Bonaparte. Elle souhaitait plaider la cause de son mari. Elle plaida si bien que son mari eut la vie sauve.

La bonté du roi Louis XVIII

Le tsar Alexandre 1er fut l'un des premiers à se précipiter à Malmaison. Sans doute ne fut-il pas étranger à cette recommandation que Joséphine donna par écrit à son fils Eugène, de ne plus rien tenter pour la cause de Napoléon. En échange de quoi, il se ferait fort d'obtenir du roi, les plus grandes assurances pour cette famille dont la destinée semblait menacée. Il arracha au roi, pour l'ex-reine Hortense, le titre de duchesse de Saint-Leu. Le château resta sa propriété. Ah, la bonté du roi ! Une bonté qui avait néanmoins ses limites : terres et bois lui seront ôtés. Lui furent seulement maintenus les bois d'Ermenonville et de l'Isle Adam. L'immense partie amputée redevint la propriété du duc de Bourbon, prince Louis de Condé (père du duc d'Enghien, tiens, tiens) qui après les Cent-Jours reprit possession de l'ensemble du domaine, une fois Hortense expulsée de France ! Pour l'anecdote, on notera que ce même prince connaîtra bien des années plus tard, dans ce même château de Saint-Leu, une mort mystérieuse qui soulève toujours des interrogations. Le 27 août 1830, il fut en effet découvert pendu à l'espagnolette d'une fenêtre, le cou étranglé par deux mouchoirs noués, les deux pieds reposant sur le sol ! Son neveu, Louis-Philippe 1er était monté sur le trône le 9 août précédent. On l'aurait "suicidé" !


La manoeuvre de Talleyrand

D'autre part, on ne perdra pas de vue, qu'au retour de Louis XVIII, Monsieur Charles-Maurice de Talleyrand s'était empressé de se mettre au service du roi de qui il reçut de nouveau le portefeuille des Affaires étrangères. Et si aujourd'hui encore, on persiste à croire que le titre de duchesse de Saint-Leu accordé à Hortense fut essentiellement l'oeuvre du tsar Alexandre, on se trompe lourdement. Monsieur de Talleyrand en fut le principal initiateur. En effet, Hortense, vivant séparée de l'ex-roi Louis de Hollande (frère de Napoléon), avait contracté une liaison avec Charles Auguste, comte de Flahaut de la Billardière (1785-1870) dont était né un enfant trois années auparavant. Charles-Auguste n'était autre que le fils naturel de ...Charles-Maurice de Talleyrand ! Plus tard, cet enfant naturel fera une brillante carrière politique sous le nom de duc de Morny aux côtés de son demi-frère, Louis-Napoléon, futur Napoléon III. Le tsar Alexandre officia donc auprès du roi, davantage pour être agréable à Talleyrand, bien plus qu'à Hortense. Ajoutons encore que depuis l'entrée des armées alliées à Paris et tout le temps de son séjour, le bon Alexandre logea chez Monsieur de Talleyrand, en son hôtel particulier, rue Saint-Florentin à Paris. Cela crée des liens !

Le bon docteur Horeau

Mais revenons à l'Impératrice. On l'a vu, la presse de l'époque a soutenu que la mort avait emporté Joséphine après une maladie de trois jours. Or, les premiers malaises sérieux sont apparus le 10 mai, selon Georgette Ducrest. Le 11 mai, le mal fut si intense que Joséphine perdit connaissance à plusieurs reprises. Le 14, après le déjeuner offert à Saint-Leu en l'honneur d'Alexandre, elle fut de nouveau prise d'un violent malaise. Le lendemain, de son retour à Malmaison, Mlle d'Avrillion précise : «Ce jour-là elle me parut beaucoup mieux, et elle dîna à table comme à son ordinaire, de sorte que je crus que son indisposition de la veille était passée.» (33) Un peu plus loin, elle précise encore : «C'était le mardi que l'Impératrice avait quitté Saint-Leu pour revenir à Malmaison. Comme je l'ai dit, ce jour là Sa Majesté dîna à table; elle ne paraissait point mal portante, seulement elle se ressentait plus qu'à l'ordinaire des fatigues du voyage : autrement serais-je partie ? [Mlle d'Avrillion prenait son congé] Ce fut quand elle était étendue là, morte et déjà froide, qu'on m'apprit que, le soir de ce même mardi, l'Impératrice avait éprouvé de vagues frissons, des nausées fréquentes, symptômes sinistres d'une vive et profonde douleur de poitrine. Sa Majesté passa une nuit horriblement fatigante, et le lendemain matin, une éruption miliaire se manifesta sur tout son corps, principalement aux bras et sur la poitrine; cette éruption dura vingt-quatre heures et disparut aussi subitement qu'elle était venue.» (34) Ce soir-là, le Dr Horeau diagnostiqua un rhume et lui administra un vomitif ! Prescription en parfaite contradiction avec le diagnostic ! La soudaineté de ce mal et les évanouissements répétés qu'il provoquait, ne pouvaient correspondre à ce "refroidissement" dont les historiens se font l'écho depuis bientôt deux siècles, faute d'en savoir plus ! On notera également, même si nous ne disposons pas d'un bulletin de santé pour tous les jours du mois de mai, que l'Impératrice offrait à ses visiteurs, tel jour, l'aspect de la souffrance, tel autre, l'aspect de quelqu'un qui se portait mieux. Le 24 mai, elle s'éveilla avec un cuisant mal de gorge. Le 25 mai au soir, nouvelle crise aiguë. Sa fille Hortense se décida à faire appel au médecin de Rueil, en l'absence du Dr Horeau, demeuré à Paris.

Et que penser du lendemain 26 où elle proposa à la duchesse d'Abrantès de revenir la voir le 28, en compagnie de Lord Catheart : «Eh bien me dit-elle, écrit la duchesse, venez déjeuner et passer la journée après-demain 28, le temps est admirable, et nous irons au Butard.» A l'issue de cette visite, la duchesse écrira :
« je la quittai très peu alarmée sur sa santé.» En effet, sont-ce là, les propos d'une personne rongée par la maladie et qui dans trois jours ne sera plus ?

Le lendemain 27, nouvelle attaque. Elle qui ménageait ce bon Dr Horeau, consentit à être auscultée par le Dr sir James Wylie, chirurgien du tsar Alexandre. Il faut dire qu'avec le Dr sir James Wylie, elle ne pouvait tomber en de meilleures mains. En 1801, lors de l'assassinat du tsar Paul 1er (père d'Alexandre 1er) dont il était le médecin personnel, il accepta de falsifier les causes réelles du décès, en le déclarant mort d'apoplexie. Ce dernier avait été assommé, puis étranglé. Alexandre 1er demeure toujours soupçonné d'avoir été l'instigateur de cette révolution de palais dont il était le principal bénéficiaire. Pour récompenser son zèle, Alexandre le prit également comme médecin personnel et le nomma bien vite directeur de l'Académie Médico-Chirurgicale. Monsieur Ludovic Debono qui a décrit le personnage dans sa
thèse de médecine, écrit que ses contemporains ne lui ont reconnu que peu de talents médicaux et peu de connaissances scientifiques, mais qu'il fut un bon chirurgien.

Que penser également de cette déclaration de Monsieur de Beaumont à la duchesse d'Abrantès lorsque cette dernière se présenta comme convenu à Malmaison le 28 mai, en compagnie de Lord Catheart : "On attendait l'Empereur de Russie, car la maladie était venue si promptement, qu'on n'avait pas eu le temps nécessaire pour le faire avertir..." Dans la bouche de Monsieur de Beaumont et chacun l'aura compris, «maladie» signifie nouvelle attaque violente et soudaine.

Ce 28 mai, l'Impératrice Joséphine n'avait plus sa tête ! Le Dr Horeau la jugea
«entreprise comme si elle eût été dans l'ivresse». Non, elle n'était pas dans l'ivresse. Elle hurlait de douleur probablement à la suite d'un dernier breuvage qu'on lui avait fait ingurgiter et qui allait définitivement lui détruire la gorge. En moins de vingt-quatre heures, la mort se chargea d'abréger ses cruelles souffrances.

Que penser aussi des conclusions de l'autopsie pratiquée par le docteur Béclard, chef des travaux anatomiques de la Faculté ? Bien que n'étant pas spécialiste, je suis stupéfait en lisant : Poumons -adhérents à la plèvre- et bronches semblent gravement atteints. Comment semblent ? C'est un éminent spécialiste qui écrit de la sorte ? Soit les poumons et les bronches de l'Impératrice sont atteints ou ils ne le sont pas ! En aucun cas, ils ne peuvent sembler l'être !

La roue tourne

Dans cette affaire et au vu des éléments qui vont suivre, je ne puis me résoudre à accepter la thèse officielle de la mort de Joséphine. J'ai la ferme conviction que l'Impératrice a été éliminée. Certains me rétorqueront que tout bon historien doit laisser ses convictions au dehors de son récit. Qu'ils se rassurent, je ne suis pas historien. Si mon modeste travail peut permettre aux vrais historiens de revoir sous un jour nouveau la disparition subite de l'Impératrice, un grand pas aura été fait. Si je suis dans l'erreur, il leur appartiendra d'argumenter.

Pour l'heure et en raison de leur conduite, je ne crains pas d'affirmer que les Bourbons ont démontré leur savoir-faire en endormant leur victime par des attitudes destinées à les couvrir devant l'Histoire. Ils sont rentrés en France, la haine au coeur, après vingt-trois années d'exil. Cette famille n'avait-elle pas été dépossédée de tous ses privilèges et de ses biens ? Qu'importe ! Ce Bonaparte, cet Usurpateur, n'avait-il pas été le continuateur de la Révolution ? N'était-il pas responsable de la mort du duc d'Enghien ? Louis XVIII et le comte d'Artois n'étaient-ils pas les frères de Louis XVI qui avait été guillotiné vingt et un an auparavant ? N'était-ce pas ce même Bonaparte qui, usant de l'arrogance qui sied souvent aux vainqueurs, avait écrit à Louis XVIII alors en exil, quatorze années plus tôt : «Vous ne devez pas souhaiter votre retour en France. Il vous faudrait marcher sur 500 000 cadavres.» En ce printemps 1814, la roue venait enfin de tourner et l'heure des comptes allait enfin sonner !

 

Sources :

14 - Joséphine - pp. 602-603 - André Castelot - Perrin - 1964
15 - Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.268 - Ladvocat libraire - Paris 1838
16 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - pp. 287-288 - - Advocat Libraire - Paris 1828
17 - Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.270 - Ladvocat libraire - Paris 1838
18 -Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.271 - Ladvocat libraire - Paris 1838
19 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - p. 284 - Advocat Libraire - Paris 1828
20 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - p. 284 - Advocat Libraire - Paris 1828
21 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - p. 288 - Advocat Libraire - Paris 1828
22 - Joséphine - André Castelot - p. 611 - Librairie Académique Perrin - 1964
23 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - pp. 290-291 - - Advocat Libraire - Paris 1828
24 - Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.276 - Ladvocat libraire - Paris 1838
25 - Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.276 - Ladvocat libraire - Paris 1838
26 - Joséphine - André Castelot - p. 611 - Librairie Académique Perrin - 1964
27 - Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.276 - Ladvocat 1838
28 - Joséphine - André Castelot - p. 611 - Librairie Académique Perrin - 1964
29 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - pp. 292-293 - - Advocat Libraire - Paris 1828
30 - Joséphine - André Castelot - p. 613 - Librairie Perrin - 1964
31 - Mémoires sur l'Impératrice Joséphine - Georgette Ducrest - Vol. 2 - pp. 296-301 - - Advocat Libraire - Paris 1828
32 - Histoire des Salons de Paris - Duchesse d'Abrantès - Vol. 5 - p.277 - Ladvocat 1838
33 - Mémoires de Mademoiselle Avrillion, première femme de chambre de l'Impératrice, p.308, Mercure de France, 1969
34 - Mémoires de Mademoiselle Avrillion, première femme de chambre de l'Impératrice, p.310, Mercure de France, 1969

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