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Le Camp de Boulogne sur Mer





Cap Gris-Nez

 

e 1er Juillet 1803, au cours d'une inspection du littoral boulonnais, Bonaparte s'arrête au Cap Gris-Nez, l'endroit de France le plus proche de cette Angleterre qu'il voulait conquérir. En aperçut-il les côtes aussi bien que d'Ambleteuse le 14 Novembre suivant ? "On distinguait, écrivait-il alors, les maisons et le mouvement. C'est un fossé qui sera franc lorsqu'on aura l'audace de le tenter".

Napoléon observant un engagement naval dans la Manche (Job)Il était si persuadé de réussir cet exploit qu'il projeta l'établissement d'une ligne télégraphique optique transmanche dont le premier appareil fut installé à la pointe du cap en 1805. Le 18 Juillet 1805 eut lieu devant le Gris-Nez un mémorable affrontement entre la croisière anglaise, forte de 45 voiles, et les petits bateaux de la flottille batave qui cherchaient en longeant la côte à gagner le port d'Ambleteuse. Profitant des grands fonds de l'endroit, les Anglais s'approcheront du cap et allaient se jeter sur les Hollandais et n'en firent qu'une bouchée quand soudain un déluge de feu s'abattit sur leurs vaisseaux les obligeant à s'enfuir. C'est qu'ayant prévu cette attaque, Napoléon avait fait disposer sur le cap, 300 pièces d'artillerie. Et c'est sous cette voûte de boulets que la flottille batave put rejoindre son port d'attache où les fanfares l'accueillirent en jouant l'air populaire des "petits bateaux". De ce havre aménagé sous Louis XIV et creusé à nouveau par les soldats de Napoléon, il ne reste que du sable et quelques flaques où se reflète l'ombre fuyante des nuages. Demeurent le fort qui en gardait l'entrée et l'ingénierie, la maison bâtie pour loger les ingénieurs de Vauban qui le construisirent.

Celle-ci abrita de 1803 à 1805 les généraux Legrand et Bisson et le Maréchal Davout qui commandèrent successivement les troupes campées à Ambleteuse, Napoléon qui vint à plusieurs reprises en cet endroit s'y était fait installer une baraque qui se trouvait à peu près à l'emplacement du monument aux morts. Là comme ailleurs la légende s'est emparée de son souvenir, On peut voir devant l'entrée de la chapelle Saint-Pierre un fragment de roche dans lequel des fossiles ont laissé des traces en creux en forme de fer à cheval : c'est, vous dira-t-on avec conviction, l'empreinte d'un pied du cheval de Napoléon.

Wimereux et Wimille

Ligne de défense du Quartier Général de Napoléon à la Tour d'Odre près de Boulogne.(Gautier, Versailles)

N'ayant pas assez de ports pour rassembler la Flottille destinée à l'invasion de l'Angleterre, Napoléon en fit aménager un à Wimereux où il n'y avait alors que du sable, des lapins et des oiseaux de mer. Les soldats du Génie canalisèrent jusqu'à la mer la partie aval du cours d'eau qui a donné son nom à l'endroit, la coupèrent d'une écluse et prolongèrent par un chenal bordé de jetées basses. Sur la rive droite de ce canal, on creusera un bassin qui fut affecté aux 7ème et 8ème escadrilles de la Flotille et aux quatre corvettes à bord desquelles Napoléon et sa suite devaient tenter la grande aventure.

Les soldats de la 4ème division, que commandait Suchet, relevés en 1805 par ceux de Gazan et d'Oudinot, étaient baraqués à droite et à gauche de la rivière et un détachement de la garde impériale campait auprès du bassin, Que reste-t-il aujourd'hui de tout cela ? Le port a été comblé et nivelé vers 1890 et son emplacement est occupé par l'hippodrome du Syndicat Hippique Boulonnais, La rivière a par contre conservé son cours rectiligne entre le viaduc et la plage avec des vestiges de son écluse Les camps ont disparu mais l'artère principale de celui de gauche subsiste, c'est la rue Napoléon. Les états majors s'étaient installés dans des châteaux de Wimille. Suchet occupait celui des Pipots, Il céda la place en 1805 à Oudinot et à Lannes, Le général Valhubert, qui était à la tête de la 2ème brigade de la division, avait pris possession du château de l'Espagnerie dans la vallée du Denacres, le commissaire des guerres de celui de Lozembrune et l'hôpital divisionnaire de celui de Souverain-Moulin.

La Colonne de la Grande Armée


Colonne de la Grande Armée

Insolite et colossal monument commémoratif commencé en 1804, la colonne de la Grande Armée (située sur la commune de Wimille) fut érigée a la gloire de Napoléon par les soldats du camp de Boulogne. Monumentale référence a l'Antiquité, elle porte a une cinquantaine de mètres la statue de l' empereur en habit militaire. Propriété de l'Etat, le domaine est géré par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites.

La décision d' élever un monument à la gloire de Napoléon fut prise au lendemain de la grandiose distribution de la Légion d'Honneur le 16 août 18O4. Un mois après la cérémonie, le maréchal Soult, qui en était le véritable instigateur, annonçait à l'empereur le « voeu des soldats » d'ériger, à leurs frais, une colossale colonne en marbre dominée par la statue de leur chef. Ceux-ci feraient pour cela le sacrifice d'une demi-journée de solde par mois, d'une journée complète pour les officiers. Eloi Labarre, architecte du second théâtre de Boulogne, en dessina les plans. La monumentale sculpture de Napoléon fut confiée à l'un des plus grands artistes de l'époque, Jean-Antoine Houdon ; Jean-Guillaume Moitte fut chargé d'exécuter les lions de l'entrée et les grands bas-reliefs du piédestal, au nombre de quatre dans le projet initial.

Les deux lions en bronze de Moitte gardant l'entrée de la ColonneL'énorme socle de la colonne devait abriter la chambredes archives relatives à la campagne d'Angleterre. On choisit d'implanter le monument au sommet du plateau de Terlincthun. Le terrain fut acheté par la ville de Boulogne, désireuse de s'associer à cette grande oeuvre. La première pierre de la colonne, alors baptisée napoléone, fut posée le 9 novembre 18O4, date anniversaire du 18 Brumaire. Le chantier, actif à son début, marqua rapidement un coup d'arrêt après le départ de l'Armée des Côtes et de l'Océan pour Austerlitz, en 18O5. A la chute de l'Empire, alors que la colonne ne s'élevait que sur la hauteur d'une vingtaine de mètres, environ le tiers de sa hauteur, les sculptures de Houdon et de Moitte, déjà réalisées et en attente d'être posées, furent brisées. Le bronze fut réutilisé pour fondre la statue équestre de Louis XIV, place des Victoires, et celle d'Henri IV sur le Pont Neuf, à Paris. Seuls les deux lions, que rien n'associait à l'Empire, furent préservés. L' achèvement de la colonne fut conduit de 1819 à 1821, sous la Restauration, sans au préalable lui avoir trouvé une nouvelle vocation. On décida tout simplement d'en faire un monument à la gloire de Louis XVIII et de la monarchie restaurée ; la colonne napoléone devenait la colonne des Bourbons et exigea bien sûr quelques aménagements.

Statue de Napoléon - Oeuvre de  Pierre Stenne (1962) En 1823, elle reçut ainsi, en guise de couronnement, une grosse sphère flanquée de fleurs de lys surmontée d'une couronne, ornement censé symboliser le (( globe de la légitimité », et elle apparut enfin dégagée de ses échafaudages. La Monarchie de Juillet s'accompagna d'une réhabilitation de l'Empire: en témoigne le solennel retour des cendres, déposées en grande pompe sous le dôme des Invalides à Paris en 1840. C'est dans ce même élan que la colonne boulonnaise recouvra sa destination originelle, réclamée dès 1830 par un large mouvement d'opinion. Le sculpteur François-Joseph Bosio reçut commande d'une statue de l'empereur, qu'il figura, comme celle de Houdon, dans son costume de sacre, la croix de la Légion d'Honneur à la main. Après avoir été exposée au retour des cendres, elle fut montée au sommet de la colonne et inaugurée le 15 août 1841. L'année suivante, furent scellés les deux bas-reliefs du piédestal, l'un dû au sculpteur Théophile Bra, l'autre à Henri Lemaire, et les deux autres faces reçurent leurs décorations et inscriptions. Les bustes de Napoléon, du maréchal Soult et de l'amiral Bruix prirent place dans la salle des archives qui fut dotée de sa porte en bronze. La mise en valeur du monument fut complétée par la construction des deux pavillons flanquant l'entrée du domaine, la restauration et l'achèvement des jardins, et enfin, en 1867, par l'établissement d'une allée triomphale pour faciliter l'accès au domaine. Endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale; la colonne de la Grande Armée fut restaurée dans les années 1950. La mutilation la plus grave concernait la statue de Bosio, à tel point qu'elle exigea d'être remplacée.

L'oeuvre nouvelle fut réalisée en 1962 par Pierre Stenne qui représenta Napoléon dans son habit de caporal. L'ancienne statue fut néanmoins restaurée en 1984 et disposée dans l'un des pavillons de l'entrée du domaine. Fut également restauré le bas-relief occidental, sur lequel Napoléon apparaissait privé de sa tête, dérobée pendant la guerre par un admirateur du grand homme. Le site continue aujourd'hui à faire l'objet d'une revalorisation, telle la récente restauration de la voie d'accès.

CHÂTEAU DE PONT-DE-BRIQUES

CHÂTEAU DE PONT-DE-BRIQUES

La demeure napoléonienne boulonnaise la plus émouvante, la plus évocatrice, est le château de Pont-de-Briques. Cette simple et charmante gentilhommière, construite en pierres grises de pays sur le bord de la route de Paris, à 6 km au sud de la ville, tient une place particulière dans l'histoire du Consulat et de l'Empire, car Napoléon l'occupa près de cent jours au moment où il façonnait de ses mains puissantes la France nouvelle. Son activité y fut intense et il n'est guère de problèmes, non seulement militaires mais aussi politiques, diplomatiques et administratifs, qu'il n'y ait abordés ou traités. Il y dicta plusieurs centaines de lettres et y signa près de 1 500 décrets. Toutes les semaines, un auditeur du Conseil d'État apportait le portefeuille contenant les affaires courantes de chaque ministère. Lorsqu'ils avaient un travail important à présenter, les Ministres se déplaçaient de Paris. C'est ainsi que Gaudin, Ministre des Finances, Barbé-Marbois, du Trésor Public, et Talleyrand, des Relations Extérieures vinrent à Pont-de-Briques. Quant à Berthier, Ministre de la Guerre, Decrès de la Marine, et Maret, Secrétaire d'État, ils en étaient commensaux habituels. Parmi les innombrables questions ou affaires traitées à Pont-de-Briques. il faut citer: la création des drapeaux de l'Empire. de ces aigles qui firent le tour de l'Europe, le règlement pour les avocats du Conseil d'État, l'organisation de l'École des Ponts-et-Chaussées et du prytanée Militaire, la remise en usage du calendrier grégorien, etc... On vit aussi à Pont-de-Briques, Lacépède, le premier grand chancelier de la Légion d'honneur. Plus de 1 000 des premières nominations dans l'ordre y furent d'ailleurs signées.

Napoléon Bonaparte 1er Consul, en visite à l'arsenal de Boulogne.C'est à Pont-de-Briques, en Août 1805, que Napoléon, sous la pression des événements prend la décision capitale d'abandonner l'invasion de l' Angleterre, pour faire face à la coalition austro-russe. Au cours d'un repas, il brise son verre en s'écriant . "Eh bien ! puisqu'il faut y renoncer, nous entendrons la messe de minuit à Vienne ! "Mais ce n'est pas de gaieté de coeur qu'il va se lancer dans cette nouvelle guerre continentale. Il songe à son oeuvre de .restauration de la France qu'il n'a pas encore eu le temps d'achever, et le 24 Août, il écrit à Barbé-Marbois : "Je m'afflige de ma manière de vivre qui m'entraîne dans les camps, dans les expéditions, détourne mes regards de ce premier objet de mes soins, de ce premier besoin de mon coeur : une bonne et solide organisation de ce qui tient aux banques, aux manufactures et au commerce..." L'administrateur souffre d'être obligé de céder le pas au capitaine ! Il semble même appréhender l'aventure guerrière qui l'attend, comme s'il pouvait déjà suivre des yeux cette courbe sublime et tragique qui, semblable à une fusée montant à l'assaut des cieux, va partir de Boulogne pour aller se perdre, un soir de juin 1815 dans la boue et le sang de Waterloo, "Tout finit : la beauté, l'esprit, le sentiment, le soleil lui-même," a-t-il écrit à Joséphine quelques jours auparavant, et son entourage l' a entendu déclarer que "gouverner un grand pays" était "une chose bien triste", et que pour être "heureux" il était préférable de "jouir de sa liberté" avec "30 000 livres de rente". Il n'est toutefois pas homme à s'abandonner à l'anxiété qui l'étreint et à s'attarder dans le vain regret d'un bonheur simple et bourgeois. Il jette les dès et, à partir du 25 Août, c'est une avalanche d'ordres, Il met en marche vers l'Est ses troupes auxquelles il vient de donner le nom superbe de Grande Armée. Il a en tête tout le plan de sa campagne et il en fait confidence non seulement à Daru, mais encore à son frère Joseph et à Monge, Ce plan, il l'exécutera point par point, Si bien que le prince Joseph lui écrira le 23 octobre après la capitulation de l'armée autrichienne à Ulm : "Sire, j'ai su les succès prodigieux des armées de Votre Majesté, et ce n'est pas sans admiration, je l'avoue, que je me rappelle tout ce que vous avez bien voulu me dire à Boulogne. Votre Majesté exécute ponctuellement tout ce qu'elle a imaginé..." Quant à Monge, le 12 décembre suivant, apprenant la victoire d'Austerlitz, il adressait à son gendre ces lignes enthousiastes :"Dieu, que je soupçonne d'être un peu amoureux de notre belle France, a soufflé à Boulogne sur Napoléon qui eut alors la bonté de me dire ce qu'il allait faire et qui, depuis, a fait juste ce qu'il avait dit, date par date, en sorte que quand je l'ai vu à Linz, je lui ai dit : vous les faites mat avec un pion coiffé !"

Pont-de-Briques n'étant pas assez vaste pour abriter toute la suite de Napoléon une partie de celle-ci s' était logée dans les proches environs.Larrey avait aménagé dans le manoir de Quéhen, à Isques, l'infirmerie de la Garde dont un détachement baraqué au pied du Mont d'Herquelingue, veillait sur le Quartier Général Impérial. Berthier bien que disposant d'une maison et de bureaux en haute-ville de Boulogne avait choisi comme maison de campagne le Château d'Hesdin-l'Abbé. Maret occupait, avec quelques fonctionnaires de son ministre, le petit Château d'Hermeraingue, également à Isques. Dans le parc de cette demeure jaillit une source appelée Fontaine de l'Empereur pour avoir fourni en eau la table de Pont-de-Briques. Quant aux invités de Napoléon, en l'occurrence le ménage Murat et Hortense de Beauharnais et son fils, ils eurent la jouissance d'un autre petit Château celui d'Audisques à Saint-Etienne- au-Mont.

TERLINCTHUN

Cérémonie de remise de la Légion d'Honneur à 2000 soldats par Napoléon le 16 Août 1804 dans le vallon de Terlincthun.

Wimereux partage avec Wimille et Boulogne le vallon de Terlincthun, site de la grande distribution de légion-d'honneur du 16 août 1804. Près de 80 000 hommes sous les arbres rangés en colonnes profondes y faisaient face à une estrade sur laquelle se tenait Napoléon adossé à une brassée de drapeaux pris à l'ennemi. Autour se trouvaient toutes les musiques régimentaires et une foule de spectateurs accourus de tous les coins de la France. La cérémonie dura 7 heures au milieu d'un vacarme héroïque : roulements de tambour bruit des cuivres, salves d'artillerie, le lendemain, il écrivit à Cambacérès : "La fête s'est fort bien passée hier... Le coup d'oeil était nouveau et imposant. On a trouvé rarement autant de baïonnettes réunies".

Stèle de la Légion d'HonneurMais cette distribution solennelle fut beaucoup plus qu'une grandiose prise d'armes. Ce jour là, le coeur de la France battit à Boulogne. L'élan populaire fut extraordinaire. Même les adversaires de Napoléon l'on noté, l'un d'eux reconnaît que les troupes étaient "électrisées" et qu'elles "firent trêve aux murmures" qu'avait soulevés la proclamation de l'Empire, Cette vague d'enthousiasme irrésistible balaya protestations et réticences. A travers son armée, avant garde du peuple, commandée par des gens du peuple, c'était la nation française toute entière qui s'identifiait à son jeune prestigieux.

Une stèle s'élève à l'endroit où se trouvait le trône impérial (territoire de Wimereux). Chaque année, au mois d'août, des membres de la Société d'Entraide de la Légion d'Honneur viennent s'y recueillir.

LE PORTEL

Le Camp de Gauche, qui se trouvait comme son nom l'indique sur la rive de gauche de la Liane, occupait le plateau qui s'étend d'Outreau au Portel. Avec les ruines du fort de l'Heurt cette dernière commune conserve le seul vestige des forts en mer qui, autour de Boulogne, défendaient les petits bateaux de la Flottille contre les vaisseaux de croisière anglaise. Le 21Juillet 1804, de minuit à cinq heures du matin, Napoléon demeura sur la plage du Portel dans la mer "jusqu'au ventre" pour aider au sauvetage d'une cannonière que la tempête avait dressée dans les rochers de l'Heurt, Une tradition locale assure qu'il reçut en sortant de l'eau l'hospitalité d'un Portelois chez qui il put changer de vêtements et boire une tasse de café.

Sept ans plus tard, le 21 Septembre 1811, il assistait du haut de la pointe d'Alprech au dernier combat de la Flottille avec des vaisseaux anglais. Sous ses yeux l'ennemi enleva une prame et força les autres bateaux à se refugier a Boulogne, il n'était plus question de songer à conquérir l'Angleterre. C'était la fin d'un grand rêve. Un témoin a rapporté: "L'Empereur ne disait rien, mais on voyait qu'il souffrait".


Sources:
Les monuments de Boulogne sur Mer
, par Frédéric Debussche, animateur du patrimoine de la Ville de Boulogne sur mer qui en est l'éditrice, avec le concours de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Nord-Pas de Calais, 1998
Remerciements:
Je remercie également, Madame la Responsable du Syndicat d'Initiatives de Boulogne sur mer de m'avoir remis une documentation sur le camp de Boulogne dont malheureusement les auteurs ne sont pas identifiés. Que son (ou ses) auteur(s) trouve(nt) ici, l'expression de ma parfaite reconnaissance.

 

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