Hit-Parade
 

www.napoleon1er.com
 
Page d'accueil - Cliquez !
Vers la page d'accueil.
Forum Chat Livre d'or Ecrire Liens
Nouveau ! Vendez, achetez, échangez, gratuitement !






1802 - 2002
Bicentenaire de la Paix d'Amiens
30 et 31 mars 2002

Cour d'Honneur de
l'Hôtel de Ville d'Amiens
Bien qu'en 1802, Napoléon Bonaparte n'était pas encore empereur, mais Premier Consul, la Ville d'Amiens pour célébrer le bicentenaire du Traité de Paix qui fut signé à l'Hôtel de Ville (appelée alors Maison commune), n'hésita pas à se parer des couleurs de l'Empire pour marquer l'événement à la plus grande joie des spectateurs. C'est sous une tente vert empire qu'une scène théâtrale fut placée devant l'escalier principal de l'Hôtel de Ville afin de permettre à la troupe amiénoise Lézard décadent d'offrir au public la reconstitution historique de la signature du fameux Traité.

C'est la reproduction du tableau de Jules-Claude Ziegler (1804-1856) qui immortalisa la scène au dix-neuvième siècle qui servit de décor aux acteurs triés sur le volet pour leur ressemblance avec les plénipotentiaires de l'époque. Cette oeuvre est toujours visible au premier étage de l'Hôtel de Ville, dans la salle dite "du Congrès".

Joseph Bonaparte
et Lord Cornwallis
Pour le coup, Didier Chappée, directeur de la troupe, mit en plein dans le mille et chacun a pu croire que Joseph Bonaparte et Lord Cornwallis étaient sortis tout droit du tableau de Jules-Claude Ziegler. Nul doute que les descendants des signataires, invités pour la circonstance, ont apprécié la prestation des acteurs tout comme le public amiénois massé devant l'Hôtel de Ville.

Gilles de Robien et Son Altesse Impériale, le prince Charles Napoléon
En effet, aux côtés de Gilles de Robien, député-maire d'Amiens, on relevait la présence du prince Charles Napoléon, chef de la maison impériale, du très honorable Lord Cornwallis, des représentants du consulat des Pays-Bas et de l'ambassade de Grande-Bretagne, ainsi que des représentants du Souvenir Napoléonien. Après quoi, Gilles de Robien eut à coeur de rappeler à ses hôtes les enjeux de cette Paix d'Amiens qui fut hélas de courte durée et dont le grand bénéficiaire fut Napoléon Bonaparte. Enfin en paix avec ses voisins, le Premier Consul ne tarda guère à toucher les dividendes de sa politique et la Paix
d'Amiens fut le marchepied idéal qui devait l'asseoir sur le trône impérial deux années plus tard.

Mais la fête n'eût point été complète sans l'apport indispensable des nombreux reconstitueurs (près de 400) placés sous les ordres de Michel Lamesch, président de l'Association Napoléonienne du Boulonnais qui prodigua ses judicieux conseils aux organisateurs. Les troupes défilèrent à pied et à cheval durant deux jours dans les rues de la ville au son des fifres et tambours, revêtus d'uniformes somptueux qui enchantèrent petits et grands. C'est au pied de la cathédrale Notre-Dame qu'ils avaient installé le bivouac, dans les jardins même de l'Evêché.

Duel au pistolet
Ouvert au public, le bivouac permit à ce dernier de découvrir durant deux jours la vie militaire de nos soldats en ces temps glorieux qui suivirent la naissance de la 1ère République. Plus d'une centaine de tentes donnait au lieu un caractère surréaliste. L'endroit se prêtant davantage aux processions religieuses ! Le public put assister à des manoeuvres militaires, mais également à des duels à l'épée et au pistolet ! En ce temps là, on ne badinait pas avec l'honneur !
Feux de camp et salves d'artillerie plongèrent le public deux siècles en arrière. Le caractère bon enfant de la vie au bivouac n'ôta en rien la discipline militaire dès lors que les soldats devaient se "donner en spectacle" à l'appel de leur commandant. Un grenadier à pied du 1er Régiment de la Garde Impériale l'apprit à ses dépens. Il fut consigné pour défaut d'entretien de son fusil ! La musique militaire fut dignement représentée par la batterie napoléonienne de la Garde républicaine, la batterie des Grognards de Haute Alsace, la fanfare l'Avenir d'Hanzinne, la Flamme Impériale du 1er Régiment de Grenadiers à pied de la Garde de Fréjus. Ces derniers n'avaient pas hésité à voyager pendant 15 heures de nuit pour participer à cet événement historique.


La troupe anglaise endeuillée
Dès qu'ils eurent appris le décès de la reine-mère survenu le samedi 30, les régiments anglais improvisèrent au bivouac, le dimanche matin, une cérémonie fort émouvante à sa mémoire. Loin de leur patrie, les sujets de sa Très Grâcieuse Majesté Britannique ont marqué par des chants funèbres le deuil qui venait de frapper leur nation. L'émotion fut à son comble lorsque la grande cloche de la cathédrale Notre-Dame sonna le glas, associant ainsi la capitale picarde au deuil de nos anciens "ennemis".



Au bivouac, avaient également été dressés des stands où l'on pouvait trouver livres anciens, reproductions d'armes, bustes du Premier Consul et de l'Empereur, figurines, vente de passeport napoléoniens à la plume et autres souvenirs forts prisés des passionnés du Premier Empire. Le Souvenir Napoléonien proposa une conférence par la voix de Michel Kerautre (historien, conseiller à l'Assemblée nationale) sur le thème : " La France au temps de la Paix d'Amiens". La Société Philatélique de Picardie proposa de son côté une exposition de timbres à l'effigie de Napoléon et la Poste ne fut pas en reste en proposant un bureau de poste temporaire (cachet relatant la Paix d'Amiens spécialement édité pour le bicentenaire). Afin que nul n'oublie ces deux journées commémoratives, une plaque du souvenir fut apposée sur le mur de l'Evêché et dévoilée par Son Altesse Impériale, le prince Charles Napoléon, entouré des représentants du Souvenir Napoléonien.

Bravo donc aux organisateurs et aux reconstitueurs qui furent récompensés de leurs efforts par un soleil printanier qui contribua à faire de ce bicentenaire de la Paix d'Amiens, une fort belle réussite. Le temps d'un week-end, Amiens a mérité le titre de capitale régionale Impériale ! N'y ai-je pas vu une boulangerie nommée L'Impératrice, un bar nommé L'Aiglon, une discothèque nommée, Le Bonaparte ...?

A. Martin







Quelques photos ...

Planche 1 Planche 2 Planche 3 Planche 4 Planche 5

© 1998 - 2007 www.napoleon1er.com Tous droits réservés